La formation d’une armée libyenne «unifiée» au menu d’une réunion à Tunis

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Le Premier ministre désigné du gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj (c) et son gouvernement, le 11 juillet 2016 à Tripoli. (AFP/MAHMUD TURKIA)
Le Premier ministre désigné du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj (c) et son gouvernement, le 11 juillet 2016 à Tripoli. (AFP/MAHMUD TURKIA)

Les membres du dialogue politique libyen, dont est issu le gouvernement d’union (GNA), se sont réunis à Tunis samedi, sous l’égide de l’ONU, pour discuter notamment de la formation d’une armée « unifiée » dans ce pays miné par les divisions politiques et la menace djihadiste.

« Tous les problèmes de la Libye aujourd’hui sont liés à la situation sécuritaire (…). Et la seule issue, c’est une armée libyenne unifiée sous le commandement du Conseil présidentiel » du GNA, a déclaré à la presse l’émissaire spécial de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler, selon une traduction arabe de ses propos.

« La Libye ne peut être unifiée alors qu’elle compte plusieurs armées », a-t-il ajouté à l’issue de cette réunion, qui a aussi évoqué les questions humanitaires.

Issu d’un accord interlibyen parrainé par l’ONU et signé en décembre 2015 au Maroc, le gouvernement d’union nationale s’est installé il y a plus de trois mois dans la capitale libyenne mais peine encore à asseoir son pouvoir à l’échelle de tout le pays, notamment en raison de l’opposition d’une autorité politique rivale basée dans l’Est.

Les forces loyales à cette autorité sont dirigées par le controversé général Khalifa Haftar.

« Je veux rencontrer le général Haftar, voir sa position et la comprendre. Je le contacte toutes les semaines pour fixer un rendez-vous, mais il n’a jusqu’ici pas accepté de me rencontrer », a dit l’émissaire spécial de l’ONU.

Les discussions, notamment autour de l’armée mais aussi concernant la Constitution, doivent se poursuivre dimanche à Tunis.

D’après M. Kobler, le Conseil présidentiel se réunira lundi et mardi, également dans la capitale tunisienne, avec « les parties sécuritaires influentes » en Libye pour évoquer la formation d’une armée unifiée. L’émissaire de l’ONU n’a pas identifié ces parties.

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