Syrie: les rebelles contre-attaquent au sud d’Alep assiégée

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Une vue générale du corridor Karaj al-Hajz qui lie la partie d'Alep tenue par les rebelles au quartier de Masharqa tenu par le régime syrien, le 29 juillet 2016. (AFP/Archives/KARAM AL-MASRI)
Une vue générale du corridor Karaj al-Hajz qui lie la partie d’Alep tenue par les rebelles au quartier de Masharqa tenu par le régime syrien, le 29 juillet 2016. (AFP/Archives/KARAM AL-MASRI)

Des djihadistes alliés à des rebelles syriens menaient dimanche des contre-attaques au sud et sud-ouest d’Alep pour tenter de mettre la pression sur les forces du régime qui assiègent la ville, rapportent une ONG et des rebelles.

Depuis le 17 juillet, les troupes du régime de Bachar al-Assad assiègent totalement les quartiers tenus par les rebelles dans la deuxième ville de Syrie et un des principaux fronts du conflit dans ce pays.

Les loyalistes avaient coupé la route du Castello, principale axe d’approvisionnement de ces quartiers, située au nord de la métropole.

Les rebelles ont décidé donc d’attaquer au sud de la ville, une région morcelée entre troupes loyalistes appuyées par des combattants iraniens et du Hezbollah libanais chiite, d’une part, et des djihadistes syriens et étrangers alliés aux insurgés d’autre part.

Dimanche, des groupes islamistes, dont l’influent Ahrar al-Cham et des djihadistes, notamment l’ex-Front al-Nosra –rebaptisé Front Fateh al-Cham après avoir rompu ses liens avec Al-Qaïda– ont annoncé qu’ils lançaient une bataille pour tenter d’ouvrir une nouvelle route d’approvisionnement.

Fateh al-Cham a mené deux attaques à la voitures piégées contre des positions du régime et de ses alliés dans la banlieue de Rachidine, à la périphérie sud-ouest d’Alep et les combats entre les deux bords faisaient rage en début de soirée, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

D’autres attaques ont été menées au sud de la ville, dans le but de progresser vers la banlieue sud de Ramoussa contrôlée par le régime.

Mais « ca sera une bataille longue et difficile », affirme à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. « L’armée est soutenue par un grand nombre d’Iraniens et de combattants du Hezbollah, sans compter les avions russes » qui appuient le régime militairement depuis fin septembre 2015, explique-t-il.

Dans la ville même d’Alep, les bombardements du régime ont repris sur les quartiers rebelles, malgré l’annonce par Moscou et Damas il y a trois jours de l’ouverture de « couloirs humanitaires » pour permettre aux civils et aux rebelles prêts à rendre les armes de sortir du secteur assiégé.

Des médias du régime syrien ont affirmé samedi que des dizaines de familles assiégées étaient sorties par un de ses couloirs « humanitaires » mais des habitants et des insurgés ont démenti et dénoncé des « mensonges ».

Ailleurs dans la Syrie en guerre, au moins neuf civils, dont un enfant et un pharmacien ont été tués dimanche dans des frappes aériennes sur un hôpital de fortune à Jassem dans la province méridionale de Deraa, berceau de la contestation contre le régime en 2011 qui s’est transformée en une guerre civile brutale.

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