Trump remet en question la défense systématique des alliés de l’OTAN

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L'Otan a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête concernant l'attaque d'une clinique d'une ONG suédoise qui a fait trois morts il y a 10 jours. (AFP/Archives / PAUL J. RICHARDS)
L’OTAN aurait du soucis à se faire si le candidat républicain Donald Trump est élu président des États-Unis, en novembre 2016. (Archives /AFP/PAUL J. RICHARDS)

Donald Trump a de nouveau affirmé que, s’il devenait président, une intervention américaine pour aider un pays de l’OTAN en danger n’irait pas de soi, et que le coût de l’Alliance devait être mieux partagé, dans une interview au New York Times.

Alors que les pays baltes sont inquiets face à l’évolution de l’attitude russe, M. Trump a expliqué, dans cette interview publiée mercredi soir par le journal américain, que, si la Russie les attaquait, il déciderait de faire intervenir les États-Unis seulement après avoir vérifié que ces pays «ont bien respecté leurs obligations vis-à-vis de nous.»

«S’ils ont bien respecté leurs obligations vis-à-vis de nous, alors oui», les États-Unis interviendront, a-t-il déclaré, sans cependant préciser en quoi consistaient ces «obligations».

Un des principes de base de l’OTAN est l’article 5 du Traité, qui prévoit qu’une attaque contre l’un des membres est une attaque sur l’ensemble des alliés – un point que les États-Unis ont fait valoir après les attentats du 11 septembre 2001, et qui a justifié l’intervention de l’OTAN en Afghanistan.

M. Trump a toutefois redit, au cours de l’interview, qu’il comptait bien forcer les alliés à assumer leur part du coût de l’OTAN, supporté principalement par les États-Unis depuis des décennies.

Les alliés devront s’adapter à la nouvelle approche américaine, a-t-il ajouté. «Je préférerais pouvoir continuer» à respecter les alliances passées, mais pour cela, les alliés doivent cesser de profiter de la largesse des États-Unis, que ceux-ci ne peuvent plus se permettre.

Interrogé par ailleurs sur la Turquie, M. Trump a refusé de se prononcer sur la répression qui fait suite à la tentative de putsch de vendredi dernier.

«Je ne crois pas que nous ayons le droit de donner des leçons. Regardez ce qui se passe chez nous. Comment pouvons-nous donner des leçons alors que chez nous des gens tirent de sang-froid sur des policiers ?», a-t-il ajouté.

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