Erdogan de retour dénonce une «trahison» et blâme les adeptes de son ennemi Fethullah Gülen

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Des citoyens se rassemblent le 15 juillet 2016 après la tentative de coup d'État d'un groupe de militaires. (Twitter/@aa_french)
Des citoyens se rassemblent le 15 juillet 2016 après la tentative de coup d’État d’un groupe de militaires. (Twitter/@aa_french)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé tôt samedi « une trahison » menée depuis plusieurs heures par des soldats putschistes, qu’il a accusés d’être liés à son ennemi juré Fethullah Gülen, un imam exilé depuis des années aux États-Unis.
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Mise à jour au 16/07/2016 à 0h59

Le chef d’état-major des armées turques, le général Hulusi Akar, a été libéré des militaires putschistes qui le retenaient sur une base aérienne située dans la banlieue d’Ankara samedi et conduit dans un lieu sûr, ont rapporté les chaînes de télévision.

Le sort du général, remplacé peu auparavant par un général d’armée car il était incapable de remplir ses fonctions, était devenu un mystère, le président turc Recep Tayyip Erdogan déclarant ne pas savoir où il était retenu.

à 0h59

Un total de 754 militaires ont été arrêtés en lien avec le putsch d’un groupe de soldats rebelles en Turquie qui semblait être maté samedi matin mais qui a coûté la vie à au moins 60 personnes, a indiqué samedi l’agence de presse progouvernementale Anadolu.

En outre, cinq généraux et 29 colonels ont été démis de leurs fonctions sur ordre du ministre de l’Intérieur Efkan Ala, a précisé l’agence.

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Mise à jour au 15/07/2016 à 23h44

Les combats ne sont pas terminées.

Une unité de l’armée turque composée de près de 60 soldats rebelles, qui avaient investi dans la nuit l’un des ponts suspendus enjambant le Bosphore à Istanbul, s’est rendue samedi matin aux forces de sécurité, en direct à la télévision.

Au même moment, des avions de chasse turcs F-16 ont bombardé des chars des putschistes déployés aux alentours du palais présidentiel dans une banlieue de la capitale Ankara, a indiqué une source de la présidence turque.

Par contre, un avion a largué une bombe près du palais présidentiel à Ankara d’où s’élevait une épaisse colonne de fumée, alors que la tentative de putsch de militaires rebelles continuait de secouer la Turquie samedi à l’aube, selon les images diffusées sur les chaînes de télévision.

Cette zone est située dans le quartier de Bestepe, une banlieue de la capitale turque abritant le grand complexe présidentiel de Recep Tayyip Erdogan, qui se trouvait à Istanbul au moment de l’attaque, selon la chaîne d’information NTV.

Par ailleurs, le Premier ministre turc a annoncé avoir nommé un nouveau chef de l’armée par intérim.

Et, même si les combats ne sont pas encore terminées, le ministère turc des Affaires étrangères assure, pour sa part, que le président et le gouvernement du pays contrôlent la situation.

Le ministère de l’Intérieur pour sa part a annoncé que 338 putschistes sont actuellement détenus.

Au moins 60 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées dans la spectaculaire tentative de coup d’État d’un groupe de soldats rebelles qui semblait être plus ou moins matée samedi matin en Turquie, a également indiqué le ministère.

à 20h08

42 morts dans les heurts lors de la tentative de putsch à Ankara, rapporte la télévision turque, citant le parquet.

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Devant la presse à l’aéroport Atatürk d’Istanbul, où il a été accueilli par une foule imposante, le chef de l’Etat a affirmé que l’hôtel où il se trouvait en vacances à Marmaris, station balnéaire du sud-ouest de la Turquie, avait été bombardé après son départ.

« J’ignore pour l’instant le sort du chef d’état-major » qui serait l’otage des putschistes à Ankara à son quartier général, selon les médias, a indiqué M. Erdogan.

« Il y a en Turquie un gouvernement et un président élus par le peuple qui sont au pouvoir et si Dieu le veut nous allons surmonter cette épreuve », a-t-il dit avant de féliciter les Turcs pour être descendus « par millions » dans les rues pour défendre la Nation.

« Ceux qui sont descendus avec des chars seront capturés car ces chars ne leur appartiennent pas », a-t-il ajouté.

Son Premier ministre Binali Yildirim a pour sa part fait état de 120 arrestations alors que des explosions et des coup de feu sporadiques étaient toujours entendus au petit matin dans le centre-ville d’Ankara où le Parlement a été bombardé, ainsi qu’à Istanbul.

Le Premier ministre Yildirim a ordonné samedi (heure de Turquie) à l’armée d’abattre les avions et les hélicoptères se trouvant aux mains des militaires putschistes, a indiqué un responsable turc.

« Des avions de combat ont décollé de leur base d’Eskisehir », dans l’ouest de la Turquie, pour combattre les appareils rebelles, a précisé ce responsable.

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