Colombie: la date exacte de la signature de la paix décidée d’ici jeudi

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Le chef de la rébellion marxiste des FARC de Colombie, Timoléon Jimenez, alias "Timochenko" (C) avec d'autres membres de sa délégation à La Havane le 28 Août 2016 au cours d'une conférence de presse où il annonce le cessez-le-feu «définitif». (Yamil Lage/AFP)
Le chef de la rébellion marxiste des FARC de Colombie, Timoléon Jimenez, alias « Timochenko » (C) avec d’autres membres de sa délégation à La Havane le 28 Août 2016 au cours d’une conférence de presse où il annonce le cessez-le-feu «définitif». (Yamil Lage/AFP)

Le gouvernement colombien et la guérilla des Farc décideront au plus tard jeudi de la date de la signature de l’accord de paix conclu la semaine dernière pour mettre fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé.

« Quand sera-t-il signé ? Nous sommes en train de le décider, entre aujourd’hui et demain (jeudi) », a déclaré mercredi le président Juan Manuel Santos sur l’accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes).

La paix sera signée « entre le 20 et le 30 septembre. Il n’a pas encore été décidé si ce sera le 26, 23 ou le 21 », a souligné le chef de l’Etat lors d’un forum à l’université Javeriana de Bogota.

M. Santos a fait cette déclaration après que le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, ait affirmé à Madrid que l’accord avec les Farc serait signé le 26 septembre.

Lors d’un débat au parlement espagnol sur son investiture, M. Rajoy a assuré que M. Santos l’avait invité lundi « à la signature le 26 septembre prochain ».

La ministre colombienne des Affaires étrangères, Maria Angela Holguin, a pour sa part déclaré mardi que le gouvernement étudiait une proposition des Nations unies que l’accord soit signé à New York, pendant l’Assemblée générale de l’ONU qui débute le 20 septembre.

L’accord de paix, conclu à l’issue de près de quatre ans de négociations, doit être ratifié par la conférence nationale des Farc, prévue du 13 au 19 septembre.

Puis il sera signé par le président Santos et par le chef suprême des Farc, Timoleon Jiménez alias « Timochenko », avant d’être soumis à l’approbation des électeurs colombiens par référendum le 2 octobre.

La Colombie s’apprête à mettre fin à un conflit complexe qui, au fil des décennies, a impliqué plusieurs guérillas d’extrême-gauche, dont l’Armée de libération nationale (ELN, encore active), des milices paramilitaires d’extrême-droite et l’armée, faisant au moins 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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