Du chlore aurait été utilisé lors d’un bombardement près d’Alep

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La ville de Saraqeb, en Syrie, détruite après des bombardements, le 9 novembre 2012. (Photo d'illustration/PHILIPPE DESMAZES/AFP)
La ville de Saraqeb, en Syrie, détruite après des bombardements, le 9 novembre 2012. (Photo d’illustration/PHILIPPE DESMAZES/AFP)

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) s’est dite mercredi «préoccupée» par les informations selon lesquelles du chlore aurait été utilisé lors d’un bombardement près d’Alep, au nord de la Syrie.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a rapporté mardi que 24 personnes disaient souffrir de difficultés respiratoires après que des barils explosifs avaient été largués sur la ville de Saraqeb, à une cinquantaine de kilomètres au sud d’Alep.

Les habitants ont assuré être victimes d’une attaque au chlore, ce que l’OSDH ne pouvait confirmer.

«Nous sommes extrêmement préoccupés par ces informations», a indiqué dans un communiqué Ahmet Uzumcu, directeur de l’OIAC, agence soutenue par les Nations unies basée à La Haye.

Le bombardement présumé, imputé par les rebelles syriens aux forces armées du gouvernement de Damas, serait survenu près du lieu où cinq Russes ont été tués lundi lorsque leur hélicoptère a été abattu.

M. Uzumcu a rappelé que les conventions internationales interdisent l’usage des armes chimiques « par qui que ce soit, dans toutes les circonstances ».

L’OIAC fait état depuis des mois du recours persistant – sans se prononcer sur les responsables – au gaz sarin, au gaz moutarde ou au chlore dans les combats qui ravagent la Syrie et ont fait plus de 280 000 morts en cinq ans.

De son côté, un groupe d’experts mandatés par l’ONU enquête sur neuf attaques chimiques dans ce pays, mais n’a pas encore produit de conclusions.

Damas a toujours nié avec vigueur avoir utilisé des armes chimiques et considère que ces accusations servent « des objectifs politiques ».

Après une attaque chimique qui avait provoqué la mort de centaines de personnes dans la région de la Ghouta orientale, à l’est de Damas, en août 2013, la Syrie avait accepté de divulguer et de remettre son arsenal chimique dans le cadre d’un accord supervisé par l’OIAC. Au total, 1300 m3 d’armes chimiques ont été saisis en Syrie, dont du gaz moutarde et du sarin. En janvier, l’OIAC avait annoncé que cet arsenal avait été détruit.

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