Aidés des Canadiens, les forces kurdes irakiennes gagnent du terrain face à l’EI près de Mossoul

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Des combattants peshmergas kurdes irakiens font feu avec un canon anti-char sur la ligne de front à l'est devant la ville de Mossoul. (AFP)
Des combattants peshmergas kurdes irakiens font feu avec un canon anti-char sur la ligne de front à l’est devant la ville de Mossoul en mai 2016. (AFP)

Selon des responsables lundi, les forces kurdes irakiennes, aidés par la Coalition et, notamment, les Forces spéciales canadiennes, ont pris dix villages au groupe État islamique (EI) à la faveur d’une offensive de deux jours près de la ville septentrionale de Mossoul, le dernier fief majeur de l’organisation djihadiste en Irak.

Soutenus par l’aviation et des conseillers de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, les peshmergas, les combattants de la région autonome du Kurdistan irakien, sont l’une des principales forces antidjihadistes en Irak.

Selon la chaîne privée canadienne CTV News, les Forces spéciales canadiennes ont aidé les troupes kurdes à planifier l’opération et sont restés assez proches de la zone de combat qu’ils pouvaient voir les combats et fournir des conseils en temps réel – mais s’ils n’étaient pas à proprement parler sur la ligne de front.

Aucun soldats canadien n’a été blessé dans l’opération.

Ces derniers mois, les combattants kurdes ont mené plusieurs offensives qui leur ont permis d’avancer en direction de Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, frontalière du Kurdistan.

Dimanche et lundi, les peshmergas ont mené un nouvel assaut, prenant dix villages de la province de Ninive, situés entre Mossoul et Erbil, la capitale du Kurdistan plus à l’est, selon le commandement militaire kurde.

La région conquise s’étend sur 150 km2 et est à 30 à 40 km au sud-est de Mossoul, deuxième ville d’Irak et seul centre urbain majeur toujours aux mains des djihadistes dans ce pays, a-t-il précisé dans un communiqué.

Masrour Barzani, un responsable militaire kurde, a affirmé que cette progression permettrait aux peshmergas de « resserrer l’étau autour de Mossoul ».

Interrogé par l’AFP depuis Washington, le colonel américain Chris Garver, porte-parole de la coalition internationale antijihadistes basée à Bagdad, a affirmé que des militaires de la coalition aidaient, comme conseillers, les peshmergas sur le terrain.

« La coalition a fourni un soutien à l’opération des peshmergas, dont l’objectif est d’élargir les lignes de communication (entre forces antijihadistes) au sud de Mossoul et d’empêcher (l’EI) de toute liberté de mouvement », a-t-il dit.

Les avions de la coalition ont également fourni un soutien à l’offensive, a-t-il ajouté en présentant les assauts kurdes comme des opérations préliminaires en préparation d’une éventuelle offensive majeure pour reprendre Mossoul.

Selon le commandement militaire irakien, 130 djihadistes ont été tués dans les opérations. Il n’a pas donné de bilan global pour les pertes kurdes. Un officier avait fait état de sept peshmergas tués dimanche.

Un journaliste kurde irakien, travaillant pour la chaîne satellitaire locale Kurdistan TV, a été tué dimanche par un tir au mortier qui a visé un convoi de peshmergas à bord duquel il se trouvait.

Cherchant également à resserrer l’étau autour de Mossoul, les forces fédérales irakiennes, se préparent à avancer par le sud en remontant la vallée du Tigre.

Le Premier ministre Haider al-Abadi a promis de chasser l’EI de Mossoul et de son pays avant la fin 2016.

L’EI a perdu du terrain en Irak, ainsi qu’en Syrie voisine, après les offensives menées par différentes forces antijihadistes soutenues principalement par les Etats-Unis qui ont promis de détruire ce groupe extrémiste responsable d’atrocités et d’attentats meurtriers sur plusieurs continents.

*Avec AFP

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