Le CEVC Est, là où les cadets visent haut! (PHOTOS/VIDÉO)

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Le Centre d’entrainement de vol des cadets de la Région de l’Est (CEVC Est) n’est pas un centre ordinaire. C’est un camp spécialisé pour les cadets de l’air. Et 45eNord.ca est allé leur rendre visite.

Sur un site bilingue, puisque la plupart des cadets présents au Centre viennent de différents endroits au Canada, de la Colombie-Britannique jusqu’au Maritimes, les cadets en apprennent davantage selon le camp d’aviation qui est fait. Au total, 182 cadets âgés de 14 à 18 ans et une équipe d’une centaine d’adultes, tous hautement qualifiés dans leur domaine.

Pour sa 41e édition, le CEVC Est, autrefois l’École de vol à voile de la Région de l’Est (EVVRE), opère au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu où trois camps sont offerts :

— Le cours d’aérospatiale avancée (CASA) de 6 semaines
— La bourse de pilote planeur (BPP) de 6 semaines
— La bourse de pilote avion (BPA) de 7 semaines

Le cours d’aérospatiale avancée (CASA)

Ce cours, d’une durée de six semaines, permet aux cadets d’en apprendre davantage sur les sciences de l’espace, l’astronautique et l’astronomie. Une soixantaine de jeunes ont l’opportunité de participer à ce camp national (le seul au Canada du genre). C’est pour cette raison que l’on retrouve des jeunes de toutes les provinces et qu’ils ont la chance de pratiquer les deux langues officielles.

Les soixante cadets sont divisés en trois groupes que l’on appelle des Agences. L’agence Alouette (Satellite canadien), l’Agence Black Brant (Fusée-Sonde canadienne) et l’Agence ISIS (Satellite). Lors d’un projet, les Agences compétionneront entre elles!

À la fin de l’été, les cadets devront soumettre un projet de réalisation spatial sur lequel ils auront travaillé. Ces projets seront présentés à l’Exposition sciences spatiales. Ce cours est intéressant par la diversité de ses activités.

Qui n’a pas rêvé de participer à une compétition de robots ou de faire une mission dans l’espace en plongée sous-marine, avec un module dans le fond d’une piscine intérieure avec un module où que l’on doit assembler un panneau solaire ou rétablir le fonctionnement d’un ordinateur d’un satellite? Seule, une personne ne pourrait pas réussir, c’est pourquoi l’esprit d’équipe est important et encouragé. Durant tout l’été, des défis de toutes sortes sont ainsi offerts aux cadets.

«Nous avons la chance d’utiliser les ordinateurs pour étudier les étoiles la nuit. Non seulement les étoiles, mais également les planètes et les adaptations que les humains devraient faire pour vivre sur certaines planètes si quelque chose devait arriver. Le cours nous permet d’utiliser notre imagination et notre esprit d’équipe pour arriver à une fin heureuse ensemble», nous confie Mickael Scantos de l’Escadron 832, Twillick, de Rockland, Ontario.

Lorsque 45eNord.ca a demandé au Sergent Laurence Harvey de l’Escadron 634, Jonquière à quoi ressemble son camp, elle nous a répondu avec un grand sourire et un visage exprimant son exaltation: «Une journée est très chargée, mais on apprend énormément, on vie des expériences incroyables. J’ai la chance de pratiquer mon anglais, puisqu’il y a des jeunes qui viennent de vraiment partout au Canada. Aujourd’hui, je me retrouve ici parce que je voulais un défi à ma hauteur. J’ai eu la chance de faire un cours d’instructeur en survie, et un cours en leadership à Valcartier et ceci me prouve ce que je peux faire en étant cadette-cadre sur le cours de CASA.»

Si les cadets ont un horaire chargé la semaine, la fin de semaine on leur donne un petit répit. Des évaluations physiques ont lieu quand même durant la fin de semaine, des compétitions, une sortie à la Ronde quelques moments de films et d’accès à l’ordinateur pour aller fouiller le web.

La semaine, les activités ne se ressemblent pas d’une semaine à l’autre et elle varie! On trouve deux gros calendriers sur un tableau blanc dans le bureau de l’officier d’information du camp. Ces calendriers représentent toutes les activités que les cadets du centre auront la chance de faire et il ne reste quasiment plus de place pour en rajouter! Sortie au Cosmodôme, rencontre avec quelques astronautes, visite de l’Agence spatiale canadienne, lancement de différente sorte de fusées à l’aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu, conférence aéromédicale, olympiades et j’en passe.

Les cadets font plusieurs lancements de différents types de fusées durant l’été. Lors de ces lancements, les cadets ont la chance de relever encore d’autres défis, par exemple, la création d’une fusée avec l’insertion d’un œuf. Durant le voyage de la fusée, l’œuf ne doit pas craquer! Félicitations à l’Agence Alouette, la seule agence à avoir réussi!

Lorsqu’on demande au sergent de section Javier Rivera de la Colombie-Britannique ce qu’il fait cet été, il prend deux minutes pour réfléchir. Il en a trop! Non seulement il est complètement bilingue, mais il est un des cadets responsables du cours de CASA. La préparation des cours et son leadership aura été bien testé cet été.

«Je suis en charge des cadets, qu’ils reçoivent ce dont ils ont besoin, qu’ils soient en sécurité, mais également de faire les évaluations en coopération avec les officiers qui sont responsables du cours.»

«Le cours est axé sur l’espace», poursuit Javier Rivera. « C’est surtout des entraînements de simulation d’astronautes pour apprendre de nouvelles choses sur l’espace, les constellations, comment contrôler des robots, travailler dans un environnement sans gravité sur un satellite, mais aussi comment parler devant une classe, puisqu’il ne faut pas oublier que les astronautes parlent souvent devant un public. Ils doivent apprendre à jongler avec la communauté scientifique et le public. On donne également des cours de premiers soins aux cadets. Ces derniers apprennent beaucoup et c’est un cours demandant. »

Et lorsqu’on lui demande pourquoi il a choisi de demander d’être cadet-cadre sur ce camp, il répond avec un grand sourire et une fierté réelle: «Je n’ai pas eu la chance de le faire [ce camp, NDLR]lorsque j’étais cadet, mais je peux le faire maintenant en tant que commandant de section et c’est un challenge pour moi de non seulement donner le cours, mais également de veiller à ce que tout se passe bien!»

La bourse de pilote planeur (BPP)

Cette bourse est offerte au cadet ayant au moins 16 ans afin qu’ils obtiennent leur licence de pilote de planeur de Transports Canada. Les frais de la formation sont assumés par le Programme des cadets du Canada. Fait cocasse, la plupart des jeunes obtiendront leur licence de pilote planeur avant d’avoir leur permis de conduire.

Ce cours est d’une durée de six semaines et malgré que les cadets restent au Cégep, le jour ils se déplacent à l’aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu et à celui de Bromont pour leur activité de planeur. Les jeunes reçoivent une instruction pratique et théorique et auront à la fin du cours plus de 50 vols à leur actif.

Le moment le plus intense du cours est la réalisation de leur premier vol solo où le jeune est appelé à faire toutes les manœuvres seul durant le vol, avec la supervision de son officier. Vient ensuite le bain des solos: il s’agit d‘une importante tradition dans l’aviation soulignant le premier vol d’un pilote seul à bord de l’appareil.

«C’est un cours intense qui nous permet de devenir pilote planeur, chaque jour on apprend de nouvelles choses soit en théorie ou en vol, c’est exigeant, mais on est apte à le faire et cela nous permettra de faire faire des vols aux cadets de différentes unités», de mentionner Andreea Tulba, del’Escadron 830, Pierrefonds.

Durant l’année d’instruction (septembre à juin), les cadets de l’air sont appelés à faire un vol d’introduction au planeur et ce sont les cadets qui se seront qualifiés durant l’été qui assureront la sécurité et le déroulement des vols de planeurs sous la haute surveillance des officiers responsables.

45eNord.ca était sur place lors du début du camp pour voir le déroulement d’une session de vol.

En premier lieu les cadets arrivent, inspectent les planeurs puis un briefing de sécurité est donné avec les formalités et informations qui seront nécessaires au bon déroulement. Puis une personne responsable coordonne au sol et communique à la tour de contrôle les différents problèmes qui pourraient y avoir, tandis que les pilotes-remorqueurs font la file pour amener les cadets vers le ciel.

Lors de notre passage, trois avions-remorqueurs étaient utilisés pour cinq planeurs. Toute l’aire de vol est sous la responsabilité d’un officier. Les responsables sur place ont subi un entrainement ardu et difficile. La sécurité est la règle numéro un sur un champ de vol, même les cadets ne se gênaient pas pour nous ramener à l’ordre.

Sécurité! Plaisir! Succès!

La bourse de pilote avion (BPA) de 7 semaines

Cette bourse est offerte aux cadets ayant au moins 17 ans afin qu’ils obtiennent leur licence de pilote privé de Transports Canada. Cinq écoles de pilotage privées fournissent de l’instruction théorique et pratique à ces cadets expérimentés. Les écoles se situent à Saint-Honoré au Saguenay, à Saint-Frédéric de Beauce, à Trois-Rivières, à Bromont et à Saint-Hubert.

Les coûts de la formation sont assumés par le Programme des cadets du Canada. La licence de pilote privé est la première étape vers une carrière de pilote professionnel.

Cette année, 53 cadets d’une durée de sept semaines auront la chance de vivre cette expérience.

Tout comme le vol planeur, le moment le plus intense du cours, est la réalisation de leur premier vol solo où le jeune est appelé à faire un vol seul à bord de l’avion. Vient ensuite le bain des solos: il s’agit d‘une importante tradition dans l’aviation soulignant le premier vol d’un pilote seul à bord de l’appareil.

Les cadets doivent également faire un vol-voyage seul en avion. Durant leur voyage, ils visitent trois aéroports en parcourant plus de 250 km.

Nous souhaitons aux cadets bons vols!

Défi Santé CEVC Est «d’un océan à l’autre», un défi à la hauteur des cadets!

Au CEVC Est, les cadets viennent différentes régions du Canada.

Le Défi Santé CEVC consiste à courir de Vancouver à Halifax! 5810 km!

«Ceci permet de remonter le moral des gens et de les motiver à améliorer leur condition physique!» nous explique le cadet-cadre Javier Andres Raigosa.

Chaque tour du Cegep donne 1 km. Une heure d’activités sportives donne 4 km.

Il faut rappeler qu’un des objectifs du Programme des cadets est d’avoir une meilleure condition physique!

Au 4 août, le Centre d’entrainement de Vol de la Région de l’Est avait parcouru 4 540.5 km!!

Allez groupe! Un autre petit effort et on y est!

Parade de fin de camp

La parade de fin de camp se déroulera le dimanche 14 août, à 10h au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. L’invité d’honneur sera le brigadier-général Lise Bourgon et vous êtes tous invités!

Bonne fin de camp!

Fille de deux parents militaires, Raymonde Thériault grandit sur différentes bases militaires. À l’université, elle est directrice du journal étudiant. En novembre 2010, elle est déployée avec la Roto 10 en Afghanistan.

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