Une première: le ministre Dion au «mythique» complexe de Cheyenne Mountain du NORAD au Colorado

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Le chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, est devenu aujourd’hui le premier ministre canadien des Affaires étrangères à visiter le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) à Colorado Springs, au Colorado, ainsi que le poste de commandement de relève, situé dans le « mythique » complexe de Cheyenne Mountain, enfouie dans la montagne et rendue célèbre par le cinéma et la télé.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, et la la générale américaine Lori Robinson, commandante du NORAD, au siège du NORAD le 8 août 2016. (MAE)
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, et la la générale américaine Lori Robinson, commandante du NORAD, au siège du NORAD le 8 août 2016. (MAE)
Le ministre Dion y a rencontré la générale américaine Lori Robinson, commandante du NORAD, ainsi que le lieutenant-général canadien Pierre St-Amand, commandant adjoint du NORAD, pour discuter du rôle du NORAD dans la défense et la sécurité de l’Amérique du Nord, précise le communiqué d’Ottawa qui annonce cette visite.

Il s’agissait là de la toute première visite d’un ministre canadien des Affaires étrangères au siège du NORAD.

Il a également visité le Centre de commandement de relève du NORAD, situé dans le « mythique » complexe de Cheyenne Mountain.

Construits entre 1961 et 1966 en pleine guerre froide, les quinze bâtiments de la base ont été creusés à même la montagne, l’installation est protégée par des portes blindées anti-souffle de 25 tonnes et descend à plus de 600 mètres sous terre. Elle est censée résister à une attaque nucléaire de cinq mégatonnes si l’explosion a lieu dans un rayon de cinq kilomètres.

La Base de Cheyenne Mountain apparaît dans plusieurs films, notamment Terminator, Deep Impact, Wargames, Threshold: Premier Contact, Independence Day: Resurgence.

La base apparaît aussi dans la série télé X-Files, mais, ce qui l’a sans doute rendu célébrissime, est la série Stargate: dans l’univers de fiction de Stargate, le SGC, l’organisation en charge de la porte des étoiles, qui permet d’accéder « instantanément » au galaxies les plus lointaine, est située dans Cheyenne Mountain.

La base a été mise en sommeil en février 2006 à cause de son coût de fonctionnement et des éventuelles rénovations, mais avec la possibilité d’être réactivée en une heure en cas de besoin. Le Commandement de la défense aérienne pour l’Amérique du Nord (NORAD) et le Commandement nord de l’armée américaine ont alors étédéplacé leurs opérations à la base aérienne de Peterson à Colorado Springs, le quartier général du United States Northern Command.

Le chef de la diplomatie canadienne s’est retrouvé ainsi lors de cette visite dans un lieu « mythique » et sa présence souligne l’étroite collaboration entre le Canada et les États-Unis, qui partage une frontière terrestre qui s’étend sur près de 9 000 kilomètres (plus de 5 500 milles), dans la protection du continent.

L’étroite relation entre le Canada et les États-Unis en matière de défense

Le ministre Stéphane Dion en réunion avec des experts du Norad sur les défis liés à la sécurité en Amérique du Nord. (MAE)
Le ministre Stéphane Dion en réunion avec des experts du Norad sur les défis liés à la sécurité en Amérique du Nord. (MAE)
«Les relations entre le Canada et les États-Unis, sur les plans de la défense et de la sécurité, ont une longue histoire, sont bien établies et très fructueuses. Notre partenariat dans le NORAD est un puissant symbole de la confiance qui règne entre le Canada et les États-Unis pour la défense conjointe de nos nations et de nos frontières», a souligné le ministre Dion.

Les États-Unis sont le principal allié et partenaire de défense du Canada. Depuis plus de 50 ans, le Canada et les États-Unis entretiennent une collaboration étroite au sein du NORAD, le commandement militaire binational établi en 1958.

Son objectif initial était de surveiller et de défendre l’espace aérien de l’Amérique du Nord en repérant les objets aériens artificiels, tels que les satellites et les missiles, et en signalant toute attaque externe contre le continent à l’aide d’aéronefs ou de missiles. Le NORAD a évolué en réponse à de nouvelles menaces, tant internes qu’externes, et il est maintenant responsable de la surveillance aérospatiale, du contrôle aérospatial et des alertes maritimes à la défense de l’Amérique du Nord.

Les Canadiens et les Américains sous les ordres du NORAD ont d’ailleurs été les premiers militaires à intervenir lors des attaques du 11 septembre 2001.

Visite émouvante le 8 août 2016 du site commémoratif du 11 sept. du chef de la doplpmatie canadienne, accompagné par la générale Lori Robinson, commandante du NORAD,. (MAE)
Visite émouvante le 8 août 2016 du site commémoratif du 11 sept. du chef de la doplpmatie canadienne, accompagné par la générale Lori Robinson, commandante du NORAD,. (MAE)
C’est un Canadien, Mike Jellinek, comme l’a souligné le ministre Dion lors de sa visite, qui était dans une salle de contrôle du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) à Colorado Springs, au Colorado, dans le « mythique » complexe de Cheyenne Mountain, ce jour de septembre quand l’Amérique subit la pire attaque terroriste de son histoire.

Peu savent peut-être que qu’un capitaine de la Marine canadienne a ainsi joué un rôle clé dans la réponse à cette attaque dont les conséquences se prolongent jusqu’à aujourd’hui.

« Nous avons juste notre travail », a déclaré Jellinek à ce propos., mais, en 2003, le militaire canadien a reçu la médaille de service méritoire des mains du gouverneur général pour son travail dans la réponse aux attaques du 11 septembre.

Défense commune de l’espace aérien

Tout récemment encore, des chasseurs canadiens et américains se sont entraînés à appliquer les procédures d’interception et de passage sécuritaire dans les trois régions du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD), en étroite collaboration avec le commandement stratégique des États-Unis (USSTRATCOM).

L’entraînement s’est déroulé dans les régions canadienne, alaskienne et continentale du NORAD. Des B‑2 et des B‑52 de l’USSTRATCOM ont traversé l’espace aérien de chacune de ces régions dans le cadre de l’exercice POLAR ROAR. La flotte d’interception était constituée de chasseurs CF‑18 de l’Aviation royale canadiennes, ainsi que de F‑15 et de F‑22 de l’aviation américaine.

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