Passation de commandement au 3 R22eR: au carrefour du passé, du présent et de l’avenir (PHOTOS/VIDÉO)

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Vendredi 19 août avait lieu dans le décor historique de la Citadelle de Québec, maison-mère du prestigieux Royal 22e Régiment, la passation de commandement du 3e Bataillon Royal 22e Régiment entre le lieutenant-colonel Tim Arsenault, qui arrivait tout juste d’Ukraine où il était déployé avec ses troupes dans le cadre de l’Op UNIFIER, et le lieutenant-colonel Frédéric Pruneau, qui a lui-même à son actif plusieurs déploiements, dont l’Afghanistan.

La cérémonie était présidée par le colonel Michel-Henri Saint-Louis, commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada en la présence du lieutenant-général Richard Évraire, colonel du Royal 22e Régiment. Témoignant de l’importance de cette passation de commandement, étaient aussi présents à la cérémonie le commandant de la 2e Division du Canada, le brigadier-général Hercule Gosselin ainsi que plusieurs anciens du Régiment tels le major-général à la retraite Alain Forand et le major-général à la retraite Terry Liston.

Le 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR), est un bataillon d’infanterie légère qui génère des forces capables d’opérer en milieu complexe afin d’accomplir les différents mandats qui lui sont confiés. Sur le plan opérationnel et stratégique, les membres du 3 R22eR sont en mesure de se déployer rapidement grâce à leur haut niveau d’entraînement, peut-on lire sur le site du ministère de la Défense.

«Le 3e Bataillon est une unité combative et cohésive qui peut opérer le long d’un littoral, en zone urbaine, en région montagneuse, au milieu de la jungle ou en conditions arctiques», précise encore le site du ministère à propos de cette unité qui s’est illustrée tout au long de son histoire et dont des membres ont été déployés tout récemment en Pologne et en Ukraine.

De juillet 2015 à février 2016, la compagnie A du Bataillon a été déployée dans le cadre de l’opération REASSURANCE en Pologne et, de février à août 2016, la compagnie C et le PC de bataillon ont été déployés dans le cadre de l’opération UNIFIER, en Ukraine.

Le commandement du 3 R22eR: excitant et valorisant, déclare le lieutenant-colonel Arsenault

En entrevue avec 45eNord.ca, le commandant sortant, le lieutenant-colonel Arsenault, ne cache pas que «Ce serait très difficile de d’identifier à un poste qui serait aussi valorisant que le poste de colonel d’unité de combat, surtout le 3e Bataillon du Royal 22e Régiment».

Le commandant sortant a eu la chance de travailler avec les hommes du 3 R22eR «dans une période où le bataillon a été très occupé du point de vue opérationnel avec plusieurs déploiements un peu partout en Europe».

«Les opérations, c’est ce qui nous intéresse comme soldats et je dois vous avouer que je suis arrivé à l’unité au bon moment», admet sans détour le commandant sortant.

Et le lieutenant-colonel Arsenault de souligner aussi que, si on regarde l’histoire de l’unité depuis 16 ans, «il y a eu plusieurs déploiements, la Bosnie, l’Afghanistan à quatre reprises, Haïti, maintenant la Pologne et l’Ukraine».

Cette fois, en outre, alors qu’un bataillon d’infanterie est fait pour se déployer en tant que bataillon, le 3 R22eR a réussi, souligne aussi le lieutenant-colonel, «nous avons réussi à faire de plus petits déploiements, incluant le déploiement en Pologne d’environ seulement 200 personnes en plus du déploiement en Ukraine en plus d’une participation à l’opération IMPACT au Koweït».

Et aujourd’hui, le lieutenant-colonel, non sans un peu de regret, passe le flambeau à son successeur.

Le lieutenant-colonel Pruneau prend le commandement avec humilité et confiance

«J’ai l’impression de revenir à la maison», déclare le nouveau commandant, le lieutenant-colonel Pruneau,qui a commencé sa carrière au Royal 22 Régiment, comme plusieurs de nos officiers les plus célèbres dans l’histoire militaire canadienne.

Il a aussi eu la chance d’être déployé deux fois avec la compagnie de parachutistes du 3e Bataillon qu’il a commandé en Haïti dans une mission humanitaire et en Afghanistan dans une mission de combat.

Il ne cache pas à son tout qu’en prenant le commandement aujourd’hui d’un bataillon aussi prestigieux, il y a une certaine «fébrilité»: «Celui et ceux qui étaient avant moi ont tous eu des faits d’armes assez notoires».

«Un commandement comme celui-ci, c’est un cadeau et ça prend une certaine humilité pour le comprendre […] et la beauté, c’est qu’on est encore avec les troupes», nous explique le nouveau commandant, faisant écho aux remarques de son prédécesseur.

Et, maintenant que «la parade est fini», le lieutenant-colonel Frédéric Pruneau, s’attelle avec détermination à la tâche: la première année de son mandat (2016-2017), il lui faudra «reposer les soldats, revenir à la base, être capable de bien se prépositionner pour être capable de remonter à un haut niveau où on était».

Et la deuxième année (2017-2018), amener l’unité à travailler au niveau collectif et être prête encore à être déployée partout, que ce soit au Canada ou à l’étranger, car il ne faut pas oublier que le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, dont fait partie le 3e Bataillon, sera de nouveau en haute disponibilité en 2018-2019.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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