Syrie: Moscou annonce une suspension partielle des frappes autour d’Alep

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Au moins 26 civils ont été tués dimanche dans des bombardements du régime et des rebelles dans la ville septentrionale d'Alep, meurtrie par des violences pour la troisième journée consécutive.(AMEER ALHALBI/AFP)
Moscou a annoncé le 10 août 2016 une suspension partielle des frappes autour d’Alep. (AMEER ALHALBI/AFP)

L’armée russe a annoncé mercredi à Moscou qu’elle allait suspendre ses frappes chaque jour pendant trois heures à partir de jeudi autour d’Alep, ville syrienne devenue l’épicentre des combats opposant le régime aux rebelles.

« Afin de garantir l’entière sécurité des colonnes (de véhicules) entrant dans Alep, une fenêtre humanitaire pendant laquelle seront suspendues toutes les activités militaires, frappes aériennes et tirs d’artillerie, sera observée de 10H00 à 13H00 locales », soit de 07H00 à 10H00 GMT, a annoncé le général Sergueï Roudskoï, de l’État-major russe, lors d’une conférence de presse.

« Au cours des quatre derniers jours, les pertes des rebelles dans le sud-ouest d’Alep s’élèvent à plus de mille morts et deux mille blessés », a-t-il ajouté, appelant ceux qui souhaitent rendre les armes à emprunter l’un des « sept corridors humanitaires » mis en place par le régime de Damas et son allié russe.

Les forces de Bachar al-Assad se préparent à une bataille cruciale contre les rebelles pour le contrôle de la deuxième ville de Syrie, située dans le nord-ouest du pays.

Les deux camps ont reçu d’importants renforts en hommes et en armes à Alep et dans ses environs, après que les rebelles ont brisé samedi trois semaines de siège imposé par le régime aux quartiers sous leur contrôle dans la ville septentrionale divisée depuis 2012.

Des centaines de milliers de civils sont désormais pris au piège à Alep avec d’importantes pénuries et une flambée des prix, poussant l’ONU à tirer la sonnette d’alarme.

Mardi, les États-Unis et la France ont réclamé que l’aide parvienne à Alep avant que de nouveaux pourparlers de paix soient envisagés, selon des informations recueillies à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité.

Pendant cette session à huis clos, la Russie a de son côté maintenu qu’il ne devrait y avoir aucune condition préalable à de telles tractations, alors que les Nations unies espèrent reprendre les négociations à Genève à la fin du mois.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 après la répression de manifestations pacifiques contre le régime, a fait plus de 290.000 morts, poussé à la fuite plus de la moitié de la population et provoqué une grave crise humanitaire.

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