Une étude d’ACC recommande une allocation-logement pour tous les vétérans sans-abris

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Ils sont au moins 2250 vétérans à vivre dans la rue au Canada. (Matthew Woitunski/Wikimedia Commons)
Ils sont au moins 2250 vétérans à vivre dans la rue au Canada. (Matthew Woitunski/Wikimedia Commons)

Des fonctionnaires du ministère des Anciens Combattants recommandent au gouvernement fédéral d’offrir une allocation de logement aux vétérans sans abris et à ceux en difficulté afin de s’attaquer à ce qu’ils décrivent comme une situation inacceptable au Canada, rapporte aujourd’hui La Presse Canadienne.

Une version préliminaire de la nouvelle stratégie fédérale propose également au gouvernement de construire de nouvelles unités de logements abordables spécifiquement pour les vétérans, soulignant que le pays n’a pas assez de logements pour répondre aux besoins uniques de ces gens qui souffrent souvent de problèmes de dépendance et de santé liés à leur service.

Les vétérans itinérants doivent avoir un accès immédiat à un logement, au soutien de leurs pairs, à une assistance pour sortir de la rue, ainsi qu’à des soins intensifs pendant des mois voire des années pour traiter plusieurs maux, est-il écrit dans le document.

«En tant que ministère, nous avons le mandat des soins, du traitement et du rétablissement de la vie en civil des anciens combattants en général. Manifestement, une personne sans-abri n’est pas [bien]rétablie dans la société civile », a déclaré Tim Kerr, responsable du Secrétariat des priorités au ministère des Anciens Combattants, cité par l’agence de presse..

«À cause de cela, notre ministre, notre ministre délégué, mon équipe et moi-même croyons que nous avons l’obligation d’aborder le problème de l’itinérance des vétérans », a ajouté M. Kerr.

Aujourd’hui, seuls les anciens combattants pouvant prouver un lien entre leur service et leurs blessures ou leurs maladies peuvent recevoir des prestations. Mais cela s’avère une tâche difficile pour les vétérans qui deviennent parfois sans-abris dix ans après leur service.

Le document préliminaire appelle donc Ottawa à élargir les critères d’admissibilité pour les prestations et les services, à permettre plus de flexibilité aux bureaux locaux pour qu’ils débloquent des fonds d’urgence aux vétérans dans le besoin et à maintenir un meilleur contact entre les bureaux locaux et les organismes de la région pour arriver à aider plus de vétérans.

Une récente étude datée de mars 2015 estimait que le nombre d’anciens soldats dormant dans des refuges sur une base régulière est d’au moins 2250 à travers le Canada.

Au Québec, la Ville de Montréal a dénombré environ 6% de sans-abri vétérans sur son territoire, soit près de 200 cas.

Une récente étude d’Anciens combattants Canada et d’Emploi et Développement social Canada consultée par 45eNord.ca révèle que la durée moyenne d’itinérance constatée chez les vétérans est de six ans, que les vétérans interrogés avaient une moyenne de huit années de service au sein des Forces armées canadiennes et que 40% d’entre eux avaient été déployés.

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