Ankara et Washington prêts à travailler ensemble pour chasser l’EI de Raqa, affirme Erdogan

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Une photo fournie par le média djihadiste Welayat de militants de l'EI paradant dans les rues de la ville syrienne de Raqa le 30 juin 2014 (Welayat/AFP)
Une photo fournie par le média djihadiste Welayat de militants de l’EI paradant dans les rues de la ville syrienne de Raqa le 30 juin 2014 (Welayat/AFP)

La Turquie et les États-Unis sont prêts à travailler ensemble en Syrie pour chasser le groupe djihadiste État islamique (EI) de son bastion de Raqa, a assuré le président turc dans des propos publiés mercredi.

Recep Tayyip Erdogan a affirmé être convenu avec son homologue américain Barack Obama, en marge du sommet du G20 en Chine, de « faire le nécessaire » pour chasser l’organisation extrémiste de Raqa, sans fournir plus de détails.

« Raqa est le centre le plus important de Daech (acronyme arabe de l’EI). Obama souhaite que nous fassions quelque chose ensemble notamment à ce sujet », a déclaré Recep Tayyip Erdogan aux journalistes à bord de l’avion qui le ramenait en Turquie après le G20, selon des propos reproduits par le quotidien Hürriyet.

« J’ai dit qu’il n’y aurait pas de problème pour nous, (…) que nos militaires devraient se réunir et discuter. Ensuite, nous ferons le nécessaire », a-t-il ajouté.

Selon lui, « il s’agit de l’une des questions dont nous discutons avec les Etats-Unis. Ce que l’on pourra faire sera clair après les discussions ».

« Nous devons montrer que nous sommes présents dans la région », a-t-il souligné. « Si nous reculons, les groupes terroristes comme Daech, le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), le PYD (Parti de l’union démocratique) ou les YPG (Unités de protections du peuple kurde) s’y installeront ».

Ankara a lancé le 24 août une ambitieuse opération militaire dans le nord de la Syrie, envoyant ses chars et ses forces spéciales pour soutenir les rebelles de l’opposition afin de chasser de la frontière l’EI et les milices kurdes.

Le week-end dernier, les forces turques ont chassé l’EI de ses dernières positions sur la frontière turco-syrienne, privant l’organisation d’un point de passage stratégique pour ses recrues et son approvisionnement depuis la Turquie.

Ankara, membre actif de la coalition internationale antijihadistes, considère les milices kurdes comme des groupes « terroristes » mais ces dernières sont aussi un partenaire efficace de Washington dans la lutte contre l’EI.

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