Colombie: la guérilla de l’ELN va cesser ses attaques pour le référendum

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L'ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)
L’ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)

L’ELN, deuxième guérilla de Colombie, a annoncé dimanche qu’elle cesserait ses attaques dans les prochains jours pour favoriser le bon déroulement du référendum du 2 octobre sur l’accord de paix entre Bogota et la guérilla des Farc.

« Nous avons décidé qu’il n’y aura pas d’actions offensives de l’ELN en ces jours du référendum pour faciliter la participation des gens » au scrutin, a déclaré Pablo Beltran, chef de l’Armée de libération nationale (ELN), dans une interview à la Radio Nacional Patria Libre, organe de l’ELN.

La Colombie vit lundi une journée historique avec la signature officielle de l’accord de paix conclu par le gouvernement de Bogota avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), première guérilla du pays.

Pour entrer en vigueur, l’accord, qui met un terme à un conflit armé de plus d’un demi-siècle, devra être approuvé le 2 octobre par référendum, une procédure non obligatoire mais voulue par le président colombien Juan Manuel Santos pour donner une légitimité populaire à cet accord.

En vue du référendum, l’ELN cessera ses actions offensives mais se réserve la possibilité de riposter à d’éventuelles attaques contre elle, a précisé la guérilla.

Le chef guérillero, dont le vrai nom est Israel Ramirez, a répété que certaines parties de l’accord entre Bogota et les Farc ne convenaient pas à l’ELN. Mais l’ELN ne sera pas « un obstacle » à ce processus, et « nous respecterons le référendum », car « faire des critiques ne signifie pas que nous soyons contre », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que la décision de l’ELN de cesser ses attaques pendant cette période pouvait s’entendre comme un message positif de l’organisation dans la perspective d’un possible processus de négociation entre elle et le gouvernement.

L’ELN et Bogota sont parvenus en mars dernier à un accord préliminaire sur le principe de l’ouverture de négociations de paix formelles.

Mais ces négociations n’ont pas encore débuté, car le président Santos exige que l’ELN renonce au préalable à la pratique des enlèvements, ce que l’organisation n’a pas encore fait.

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