La Syrie, forte de ses récents succès militaires, veut aller jusqu’à la victoire finale

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Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé samedi à l’ONU que l’armée de Damas enregistrait d’importants succès militaires, aidée par la Russie, l’Iran et le Hezbollah libanais, et il s’est déclaré confiant dans une victoire finale.

Il s’exprimait devant l’Assemblée générale alors que des quartiers d’Alep (nord de la Syrie) étaient bombardés sans répit. Cette offensive a été dénoncée par le secrétaire général Ban Ki-moon comme « une escalade militaire épouvantable » et un possible crime de guerre.

M. Mouallem a aussi affirmé que l’attaque de la coalition menée par les États-Unis sur une position de l’armée syrienne le 17 septembre était « intentionnelle », contrairement aux déclarations américaines.

« Le gouvernement syrien rend les États-Unis pleinement responsables de cette agression », a-t-il déclaré.

Washington a affirmé que ce raid contre les forces syriennes il y a une semaine dans la région de Deir Ezzor (est), qui a tué au moins 90 soldats et incité Damas à mettre fin à une trêve, était une bavure.

Ce raid « a permis au groupe État islamique (EI) de prendre le contrôle du site » bombardé, près de l’aéroport de Deir Ezzor, a affirmé le ministre. « Cette lâche agression prouve clairement que les Etats-Unis et leurs alliés sont complices de l’EI et d’autres groupes terroristes armés ».

M. Mouallem a assuré que Damas « ne ménagera aucun effort dans sa lutte contre le terrorisme » et s’est déclaré confiant dans la victoire finale du régime de Bachar al-Assad.

« Ma confiance dans la victoire est désormais encore plus grande, a-t-il expliqué, parce que l’armée syrienne fait de grands progrès dans sa guerre contre le terrorisme » avec le soutien de la Russie, de l’Iran et de la « resisatnce nationale libanaise » (le Hezbollah), qui sont les « vrais amis » de la Syrie.

Rencontrant la presse à New York, le dirigeant de l’opposition syrienne Riad Hijab a estimé que la Russie avait perdu le droit de co-présider avec les États-Unis le processus diplomatique en Syrie.

« Les enfants de Syrie ne sont pas des terroristes », a-t-il affirmé. « Il est temps pour la communauté internationale de mettre fin à cela ».

M. Mouallem a réitéré les accusations de Damas contre le Qatar et l’Arabie saoudite, pour avoir « envoyé en Syrie des milliers de mercenaires équipés d’armes très perfectionnées », et contre la Turquie pour avoir « ouvert sa frontière à des dizaines de milliers de terroristes ».

Il a accusé « certains d’exploiter la tragédie humanitaire et les souffrances des Syriens, en particulier dans les zones tenues par les terroristes ».

« Certains pays », a-t-il dit, « continuent de verser des larmes de crocodile sur la situation des Syriens dans certaines zones (..) pendant que ces mêmes pays continuent de soutenir et armer les terroristes (..) qui empêchent la livraison de l’aide humanitaire ».

Il a réaffirmé que Damas restait « ouvert à une solution politique » selon les termes définis par le communiqué de Genève et sous la médiation de l’ONU.

Il a aussi promis que son gouvernement « était prêt à continuer de coopérer » avec une mission d’enquête de l’ONU qui cherche à déterminer la responsabilité d’attaques au gaz de chlore dans le nord de la Syrie.

Cette mission, dont le mandat vient d’être prolongé d’un mois par l’ONU, a déjà conclu que l’armée syrienne avait mené au moins deux de ces attaques en 2014 et 2015.

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