La Turquie construit une ligne électrique pour alimenter Jarablos en Syrie

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Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (AFP/BULENT KILIC)
Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (Archives/AFP/BULENT KILIC)

La Turquie a commencé la construction d’une ligne électrique souterraine pour alimenter en courant la localité syrienne de Jarablos, d’où des rebelles syriens appuyés par Ankara ont chassé les djihadistes du groupe État islamique, a annoncé jeudi un responsable turc.

La ligne électrique, longue de trois kilomètres, reliera la ville de Gaziantep (sud-est de la Turquie) à Jarablos, qui en abritera la plus grande partie.

L’objectif est de « faire en sorte que la vie redevienne normale dans cette zone », a expliqué sous couvert d’anonymat le responsable turc.

Ankara a lancé le 24 août une ambitieuse opération militaire nommée « Bouclier de l’Euphrate », dans le nord de la Syrie, envoyant ses chars et ses forces spéciales pour soutenir les rebelles de l’opposition et chasser de la frontière l’EI et les milices kurdes. En quelques heures, la ville a ainsi été libérée des djihadistes de l’EI.

Mercredi, quelque 250 personnes, dont des enfants, originaires de la région de Jarablos et qui étaient partis en exil en Turquie le mois dernier, ont pris le chemin du retour.

Depuis, la vie reprend son cours avec la réouverture des magasins et le retour d’enfants jouant dans les rues, selon des médias officiels turcs.

« Avec le retour de centaines de réfugiés syriens vers cette ville frontalière récemment libérée, l’approvisionner en électricité est une étape essentielle », a expliqué le responsable turc, précisant que l’électricité devait être fournie pour la fête musulmane de l’Aïd al-Adha (Fête du sacrifice), qui commence lundi.

Ankara avait déjà acheminé de l’électricité vers cette région mais avait arrêté en octobre 2012 alors que la Syrie était déjà plongée dans une guerre civile, a précisé le même responsable.

La Turquie, qui accueille quelque 2,7 millions de réfugiés syriens (dont environ 10% vivent dans des camps de réfugiés, les autres, dans des villes principalement dans le sud du pays). La Turquie a toujours affirmé qu’elle s’accommodait de cette situation mais le président Recep Tayyip Erdogan a maintes fois émis le souhait de créer une zone de sécurité dans le nord de la Syrie qui pourrait accueillir ce flot de migrants.

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