Même après la fin du «califat», l’EI restera la menace terroriste «dominante», dit le chef du FBI

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Capture d'écran d'une vidéo de propagande du chef de l'État islamique (EI), Abou Bakr Al-Baghdadi, désormais désigné par son groupe «Calife» et «Commandeurs des croyants» (Archives/45eNord.ca)
Capture d’écran en avril 2015 d’une vidéo de propagande du chef de l’État islamique (EI), Abou Bakr Al-Baghdadi, désormais désigné par son groupe «Calife» et «Commandeurs des croyants» (Archives/45eNord.ca)

Le groupe djihadiste État islamique restera la menace terroriste « dominante » pour les États-Unis, même après la fin de son « califat » en Irak et en Syrie, a estimé jeudi le directeur du FBI James Comey.

Le patron de la police fédérale américaine a également insisté sur la nécessité d’une coopération internationale pour surveiller les ex-combattants djihadistes.

Le groupe État islamique a perdu une partie des territoires qu’il avait conquis dans ces deux pays, et la coalition internationale menée par les États-Unis espère le déloger prochainement de ses bastions de Mossoul en Irak et de Raqa en Syrie.

L’EI va être « broyé » en Irak et en Syrie mais « des centaines de tueurs endurcis qui ne vont pas mourir sur le champ de bataille vont se déverser » ailleurs pour essayer d’y « porter le combat », a déclaré M. Comey, lors d’une conférence sur le renseignement dans la capitale fédérale Washington.

« La menace qui, je crois, va dominer les cinq prochaines années pour le FBI sera l’impact de l’écrasement du califat », a-t-il souligné.

M. Comey a souhaité un renforcement des échanges d’informations entre les services de renseignement du monde entier concernant les ex-djihadistes ayant quitté l’Irak et la Syrie.

« Aider nos partenaires européens à mieux partager leurs informations entre eux et avec nous est d’une importance critique », a-t-il estimé.

Le directeur du FBI a une fois de plus regretté que les nouveaux outils de cryptage inviolables mis au point par les géants d’internet rendent plus difficile le suivi de la nébuleuse djihadiste.

« Nous sommes dans le noir, nous ne pouvons pas voir ces gens et la manière dont ils communiquent », a-t-il déclaré, soulignant que le FBI devait mobiliser des moyens humains pour compenser l’impossibilité d’intercepter les communications.

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