Op. NANOOK 16: Valcartier au Yukon et au Nunavut (PHOTOS)

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Alors que l’Opération NANOOK se conclut, 45eNord.ca a fait le bilan avec des militaires du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, dont 200 d’entre eux étaient déployés dans les différents scénarios.

En interview pour 45eNord.ca, le lieutenant-colonel Éric Landry, commandant du 12e Régiment blindé du Canada et de la Force opérationnelle Yukon durant l’exercice, explique que le but est de «démontrer les capacités des Forces armées canadiennes au-delà du 60e parallèle», le tout dans un «milieu interagences et pangouvernemental, en appui aux autorités civiles locales».

Plus importante opération de souveraineté dans le Nord canadien, l’Opération NANOOK est menée chaque année depuis 2007.

Cette année, deux scénarios étaient proposés aux participants.

Un premier scénario, du 21 août au 2 septembre, a impliqué une réponse pangouvernementale à un tremblement de terre simulé dans la région de Whitehorse et de Haines Junction, au Yukon. Les Forces armées canadiennes ont ainsi offert de l’aide aux organismes fédéraux et territoriaux pour la gestion des conséquences de l’incident.

Un deuxième scénario de sécurité de l’arctique a eu lieu du 24 au 29 août à Rankin Inlet, au Nunavut, et comprenait des patrouilles, de l’instruction en recherche et sauvetage en milieu et des exercices de combat simulé lors de la récupération d’une ressource perdue.

«Nos gars sortent vraiment de leur zone de confort. Être au Yukon permet justement d’apporter une touche différente à l’entraînement. À pied, en VTT, en G-wagon ou en hélico, on a beaucoup fait de reconnaissance», précise le lieutenant-colonel Landry depuis Haines Junction, indiquant également qu’il y a près de 20% de réservistes qui prennent part à l’exercice. S’ils viennent en majorité du 12e Régiment blindé du Canada, les militaires prenant part à l’Opération NANOOK 2016 sont aussi du 2e Bataillon Royal 22e Régiment, du 5e Régiment du génie de combat et du Groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique de l’Armée.

Deux navires de défense côtière, les NCSM Shawinigan et NCSM Moncton, prennent également part à l’exercice, ainsi que des hélicoptères Chinook et Griffon.

Pour sa part, le major Manuel Pelletier-Bédard, commandant de l’escadron D du 12e RBC, qui est l’escadron d’avant-garde de l’Unité d’Intervention Immédiate de la 2e Division du Canada, est satisfait des premiers jours passés sur le terrain. «On a un mandat de se déployer dans les 12 heures et d’avoir un effet concret sur le terrain au cours des 24 premières heures, et c’est ce qu’on a fait. Nous avons passé du temps à identifier les bâtiments et routes effondrés ou endommagés, ceux qui tenaient encore debout et qui pouvaient encore servir d’hôpital ou de centre».

Avec un scénario de séisme, c’est donc aussi des évacuations que les «blindés» ont du gérer. «On avait beaucoup de gens qui avaient besoin d’aide et besoin d’être simplement rassurés», explique le major. «On a passé une demie journée à discuter avec nos points d’entrée, la GRC et les Rangers, des us et des coutumes locales. Les salutations, les remerciements sont différents dans le sens qu’un respect mutuel s’établit si on les fais à leur façon». De plus, à Hainse Junction, «nous avons à faire avec des Premières nations autonomes, alors nous devons les approcher comme s’il s’agissait d’un palier gouvernemental élevé. L’ouverture d’esprit, une bonne préparation et surtout la communication sont essentielles».

Cette façon de procéder est bien évidemment utile pour les soldats puisque lors de déploiements à l’extérieur du pays, c’est exactement similaire: apprendre la culture locale et la langue parlée, mieux connaître les acteurs clés, etc.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d’exercices ou d’opérations, au plus près de l’action.
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