Syrie: soupçons autour de l’utilisation d’«agents chimiques» à Alep

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Un Syrien souffrant de difficultés respiratoires, est soigné dans un hôpital à Alep (Syrie), le 06 septembre 2016. (AFP/THAER MOHAMMED)
Un Syrien souffrant de difficultés respiratoires, est soigné dans un hôpital à Alep (Syrie), le 06 septembre 2016. (AFP/THAER MOHAMMED)

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) s’est dite « préoccupée » mercredi par l’usage présumé d’armes chimiques à Alep, où des dizaines de personnes ont rapporté des cas de suffocation après le largage de barils d’explosifs par l’aviation du régime.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), plus de 70 personnes ont été asphyxiées mardi après l’attaque sur un quartier rebelle de cette ville du nord du pays.

Si l’OSDH n’était pas en mesure de dire quel gaz est en cause, des militants d’Aleppo Media Center, une association antirégime, ont accusé sur Twitter les forces gouvernementales d’avoir utilisé du chlore.

« Nous sommes préoccupés par les récentes accusations d’utilisation d’agents chimiques à Alep », a indiqué dans un communiqué Ahmet Uzumcu, directeur de l’OIAC, agence soutenue par les Nations unies basée à La Haye. « Ces accusations sont prises très au sérieux », a-t-il ajouté.

À Alep, un habitant a affirmé qu’un baril était tombé sur le quartier sans faire de destruction mais qu’une odeur très forte s’en était dégagée et avait provoqué des cas de suffocations.

Fin août, des enquêteurs de l’ONU avaient conclu que des hélicoptères militaires syriens avaient répandu du gaz de chlore sur au moins deux localités de la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, à Talmenes le 21 avril 2014 et Sarmin le 16 mars 2015.

Ils accusaient aussi le groupe jihadiste Etat islamique (EI) d’avoir utilisé du gaz moutarde à Marea, dans la province d’Alep, dans le nord de la Syrie, le 21 août 2015.

Alliée du régime de Damas, la Russie avait pour sa part mis en doute les conclusions d’un rapport d’enquête de l’ONU.

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