Trudeau aborde la question des droits de la personne en Chine dans une allocution à Shanghaï

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Le premier ministre canadien Justin Trudeau alors qu'il s'envole pour Shanghaï jeudi 1er septembre 2016 après avoir rencontré mardi et mercredi, à Pékin, il avait rencontré les dirigeants politiques chinois, dont le premier ministre Li Keqiang et le président Xi Jinping. (Twitter/@CanadaChine)
Le premier ministre canadien Justin Trudeau alors qu’il s’envole pour Shanghaï jeudi 1er septembre 2016 après avoir rencontré mardi et mercredi, à Pékin, il avait rencontré les dirigeants politiques chinois, dont le premier ministre Li Keqiang et le président Xi Jinping. (Twitter/@CanadaChine)

Justin Trudeau a évoqué la délicate question des droits de la personne en Chine, jeudi soir, devant un parterre de gens d’affaires à Shanghai.

Au détour d’une allocution de 22 minutes, le premier ministre a soutenu que le Canada, qui a pu constater concrètement les bienfaits de la liberté d’expression et de la bonne gouvernance, encourage la Chine à s’engager davantage dans cette voie. Il a expliqué à son auditoire que la liberté d’expression constitue une valeur fondamentale au Canada, garantie par la Charte canadienne des droits et libertés.

M. Trudeau a estimé que le rapprochement économique et commercial entre les deux pays favorisera un dialogue franc et direct sur les questions de droits de la personne, de gouvernance et d’État de droit.

Il s’agissait de la troisième journée de visite officielle de M. Trudeau en Chine. Mardi et mercredi, à Pékin, il avait rencontré les dirigeants politiques chinois, dont le premier ministre Li Keqiang et le président Xi Jinping.

Devant les gens d’affaires réunis à l’invitation du Conseil d’affaires Canada Chine, jeudi soir à Shanghai, le premier ministre a rappelé que tous les membres du village global ont un intérêt certain dans ce qui se passe en Chine.

Les succès de la planète tout entière sont inexorablement liés à ceux de la Chine, a-t-il dit.

«Je sais que ces discussions provoquent parfois des malaises, mais elles sont nécessaires», a indiqué M. Trudeau.

Le premier ministre a soutenu qu’il avait rappelé aux dirigeants chinois, cette semaine, que le Canada avait grandi en acceptant une diversité de perspectives, et que la Chine bénéficierait tout autant de cette ouverture.

Il a aussi évoqué jeudi la question de l’égalité des sexes, en montrant du doigt la table d’honneur très masculine. «Messieurs, nous sommes en 2016: davantage de femmes devraient prendre place à cette table», a-t-il lancé.

M. Trudeau n’est pas le premier dirigeant canadien à évoquer directement en Chine le bilan de ce pays en matière de droits de la personne. Mardi, l’agence de presse officielle Chine nouvelle reprochait au Canada d’envenimer inutilement les relations en propageant des allégations «sans fondements» et arrogantes. L’agence rappelait aussi le bilan peu reluisant du Canada en matière de droits des Autochtones, qui vivent parfois dans des «conditions misérables».

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