Uruguay: un ex-détenu de Guantanamo, en grève de la faim, dans le coma

0
Jihad Diyab, Un ex-détenu syrien de Guantanamo accueilli en Uruguay dans le cadre d'un accord avec les États-Unis, a commencé fin août une grève de la faim car il exige de quitter l'Uruguay pour rejoindre sa famille en Turquie. (AFP)
Jihad Diyab, Un ex-détenu syrien de Guantanamo accueilli en Uruguay dans le cadre d’un accord avec les États-Unis, a commencé fin août une grève de la faim car il exige de quitter l’Uruguay pour rejoindre sa famille en Turquie. (AFP)

Un ex-détenu syrien de Guantanamo, Jihad Diyab, réfugié en Uruguay depuis 2014, se trouvait dans un «coma léger» et déshydraté après plus de vingt jours de grève de la faim, a indiqué mercredi à l’AFP l’équipe médicale qui le soigne à son domicile de Montevideo.

«Il est dans un coma léger, nous l’hydratons, il était très déshydraté», a déclaré par téléphone le docteur Julia Galzerano, précisant qu’il ne présentait «pas de trouble neurologique» et que ses fonctions vitales étaient «quasi normales». Elle a refusé d’établir un pronostic.

«Il est maintenu à son domicile parce qu’il avait décidé expressément de ne pas être transféré dans un centre hospitalier», a-t-elle ajouté.

M. Diyab, un Syrien de 45 ans, a commencé fin août une grève de la faim car il exige de quitter l’Uruguay, pays qui l’a accueilli dans le cadre d’un accord avec les États-Unis.

Samedi, il avait quitté l’hôpital public de Montevideo dans lequel il était soigné en raison de l’aggravation de son état de santé, malgré l’opposition de l’équipe médicale qui souhaitait le conserver.

C’était sa seconde hospitalisation en une semaine.

Jihad Diyab a exprimé à plusieurs reprises son souhait de quitter l’Uruguay pour rejoindre sa famille en Turquie. Le gouvernement uruguayen voulait plutôt tenter de faire venir sa famille à Montevideo, mais l’intéressé considérait qu’il ne pourrait pas subvenir économiquement en Uruguay aux besoins de sa famille.

Assigné à résidence, il avait quitté clandestinement l’Uruguay il y a plusieurs semaines, franchissant la frontière avec le Brésil en évitant les contrôles, avant d’être localisé fin juillet au Venezuela, où il avait été arrêté.

Il a été renvoyé en Uruguay le 30 août. «Ca suffit, ça fait un an et neuf mois que je suis ici (en Uruguay) et on n’a pas trouvé de solution à ma situation», avait-il déclaré à l’AFP le 5 septembre.

La diplomatie uruguayenne tente de lui trouver un autre pays d’accueil.

«Malheureusement, jusqu’à maintenant, nous n’avons eu aucune réponse positive», a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, José Luis Cancela, cité sur le site internet d’El Observador.

Jihad Diyab avait été transféré de Guantanamo vers l’Uruguay par l’administration américaine fin 2014 en même temps que cinq autres détenus, en vertu d’un accord entre les deux pays dans le cadre de la volonté du président américain Barack Obama de fermer cette prison.

Les commentaires sont fermés.