Encore des missiles tirés sur trois navires militaires américains en mer Rouge

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Le destroyer lance-missiles USS Nitze (DDG 94) lance une attaque contre trois sites de radars côtiers en territoire contrôlé par les rebelles sur la côte du Yémen de la mer Rouge le 13 octobre 2016. (U.S Navy)
Le destroyer lance-missiles USS Nitze (DDG 94) lance une attaque contre trois sites de radars côtiers en territoire contrôlé par les rebelles sur la côte du Yémen de la mer Rouge le 13 octobre 2016. (U.S Navy)

Plusieurs missiles ont été tirés samedi sur trois navires de guerre américains naviguant en mer Rouge, dans le nord du détroit de Bab-el-Mandeb, sans qu’aucun d’entre eux ne soit touché et sans faire de victime, ont annoncé les forces américaines.

C’est le chef des opérations navales américaines, l’Amiral John Richardson , qui le premier a révélé aux médias l’attaque, depuis Baltimore où il assistait au baptême du destroyer multi-mission USS Zumwalt, le navire de guerre américain le plus récent et le plus technologiquement avancé.

Un porte-parole du Pentagone, le Commodore Gary Ross, a pour sa part indiqué plus tard que l’attaque a commencé vers 19h30 GMT, sans préciser combien de missiles avaient été tirés vers l’USS Mason, l’USS Ponce et l’USS Nitze, qui a bombardé cette semaine les rebelles houthis au Yémen après de précédents tirs contre des navires américains.

L’USS Mason a dû utiliser des contre-mesures non spécifiées contre des missiles en approche, selon ce responsable. Le destroyer a utilisé ces contre-mesures dans la mer Rouge samedi après avoir détecté ce qu’il croyait être les missiles.

Earlier today a U.S. Strike Group transiting international waters in the Red Sea detected possible inbound missile threats and deployed appropriate defensive countermeasures. Our sailors and ships are unharmed, and we are still assessing the situation. We will continue to defend freedom of navigation in this critical waterway, and we will take all necessary steps to respond to threats and defend our personnel and ships. Communiqué du Pentagone, 15/10/2016

Le USS Mason. (page Facebook du USS Mason DDG 87/@MASONDDG87)
Le USS Mason. (page Facebook du USS Mason DDG 87/@MASONDDG87)
Si le Pentagone n’a pas précisé quelles étaient les contre-mesures  utilisées, on sait toutefois que, lors  la première attaque dimanche, l’équipage du navire avait tiré des missiles Standard Missile 2 et un  Evolved Seasparrow Missile (ESSM), rapporte de son côté le USNI News.

Au moment d’écrire ces lignes, les responsables ne savaient pas encore avec certitude s’il y avait plusieurs missiles tirés contre le USS Mason ou s’il y avait eu un dysfonctionnement du système de détection radar du destroyer. «Nous sommes au courant des rapports et nous évaluons la situation. Tous nos navires et équipages sont sains et saufs»,a déclaré aux médias un responsable de la défense.

L’USS Nitze et USS Ponce naviguaient à proximité du USS Mason depuis le 1er octobre suite à une attaque qui a détruit le navire de transport HSV Swift,  opéré par les Émirats arabes unis.

Les attaques contre le  Mason et le Swfit auraient été menées par les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran,  à l’aide de missiles de croisière chinois C-802 fournis par Téhéran, rapporte aussi le USNI News. Des rapports initiaux non confirmés indiquent  également que les  missiles qui ont ciblé le destroyer américain  auraient pu être tirés à partir de positions sur terre au Yémen et par de petits bateaux de repérage des rebelles Houthis.

Washington veut éviter de se laisser entraîner dans une autre guerre dans une région déjà volatile alors que les États-Unis sont déjà impliqués d’une façon dans les conflits en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie.

Les tirs de dimanche et mercredi dernier étaient les premiers tirs de missiles depuis 1987 contre un navire de guerre américain.

Cette série de tirs de missiles de la part des rebelles houthis constitue une grave escalade et pourrait entraîner plus loin les États-Unis, qui ne participent pas directement aux combats, mais apportent un soutien logistique ainsi que des renseignements à la coalition arabe, dans la guerre civile meurtrière au Yémen qui a jusqu’ici fait plus de 6.800 morts, 35.000 blessés et au moins trois millions de personnes déplacées depuis que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a lancé ces opérations militaires l’an dernier.

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