Hélicoptères: Varsovie annonce l’achat de Black Hawk pour ses forces spéciales

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Des soldats préparent les hélicoptères UH-60 Black Hawk pour des vols de recherche et sauvetage à la base McGuire-Dix-Lakehurst, au New-Jersey, le 30 octobre, après le passage de la Sandy (U.S. Air Force, Master Sgt. Mark C. Olsen)
Des soldats préparent les hélicoptères UH-60 Black Hawk pour des vols de recherche et sauvetage à la base McGuire-Dix-Lakehurst, au New-Jersey, le 30 octobre, après le passage de la Sandy (U.S. Air Force, Master Sgt. Mark C. Olsen)

La Pologne, qui a annoncé la semaine dernière l’abandon du contrat sur les hélicoptères multirôles Caracal d’Airbus, a annoncé lundi la prochaine acquisition d’appareils Black Hawk de l’américain Lockheed Martin, pour équiper ses forces spéciales.

« Dès cette semaine, nous allons ouvrir des entretiens (…). Avant même la fin de l’année, les premiers appareils de ce type seront livrés aux forces spéciales pour leur permettre de s’exercer », a déclaré le ministre polonais de la Défense, Antoni Macierewicz, lors d’un point de presse à l’issue d’une rencontre avec la direction des usines PZL Mielec (sud-est) qui appartiennent à Lockheed Martin.

M. Macierewicz n’a pas précisé le nombre d’hélicoptères, le modèle exact ou encore les modalités de la transaction qui pourrait être réalisée sans appel d’offres.

Le ministre accompagnait lundi la Première ministre Beata Szydlo dans ce déplacement aux usines PZL Mielec et dans celles de PZL Swidnik (sud-est) appartenant au groupe multinational Leonardo-Finmeccanica, les concurrents d’Airbus dans l’appel d’offres pour le contrat rejeté par Varsovie.

La rupture du contrat sur 50 hélicoptères Caracal, estimé par Paris à 2,4 mds EUR et par Varsovie à 3,1 mds EUR, a jeté un froid dans les relations franco-polonaises, le président François Hollande reportant une visite prévue à Varsovie le 13 octobre.

Le gouvernement polonais a accusé l’avionneur européen Airbus d’être à l’origine de l’abandon du contrat sur les hélicoptères multirôles, en lui reprochant de ne pas avoir répondu aux propositions polonaises lors des négociations sur les investissements compensatoires (offset).

Dès son arrivée au pouvoir en novembre 2015, le gouvernement polonais conservateur a contesté le choix de l’équipe libérale précédente en faveur d’Airbus, au nom de la défense des usines polonaises de ses concurrents.

En réaction à l’annexion de la Crimée par la Russie et à des démonstrations de force dans des régions bordant les États baltes, membres de l’Otan, l’Alliance atlantique a décidé de déployer dès l’année prochaine quatre bataillons multinationaux en Pologne (encadré par les États-Unis) et dans les trois pays baltes (sous commandement allemand, canadien et britannique) pour renforcer son flanc oriental.

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