La Cour martiale a rendu son verdict contre le major-général Rouleau, commandant des Forces spéciales

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Le major-général Michael Rouleau, commandant des forces spéciales canadiennes, lors d'une conférence de presse la mission de ses soldats en Irak, le 19 janvier 2015. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le major-général Michael Rouleau, commandant des forces spéciales canadiennes, lors d’une conférence de presse la mission de ses soldats en Irak, le 19 janvier 2015. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Ce mardi 11 octobre, le major‑général Michael Rouleau, commandant du Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada, a été reconnu coupable par la cour martiale permanente de négligence préjudiciable au bon ordre et à la discipline contrairement à l’article 129 de la Loi sur la défense nationale.

Après avoir plaidé coupable aujourd’hui en cour martiale à Gatineau à une accusation de négligence pour avoir tiré accidentellement un coup de feu en Irak, l’an dernier, il a été condamné à une amende de 2 000 $ par le lieutenant-colonel Louis-Vincent d’Auteuil, le juge militaire.

L’incident, survenu le 20 décembre 2015 ou dans les environs, impliquait la décharge de son arme personnelle sans autorisation. Michael Rouleau, qui tenait à être traité, avait-il déclaré, aussi sévèrement, sinon plus, que n’importe quel autre soldat, a raconté qu’il chargeait son arme pendant qu’il se préparait à visiter la ligne de front lorsque le coup de feu a été tiré.

Rouleau et un autre officier se préparaient alors à visiter une base opérationnelle avancée dans le nord de l’Irak où 170 membres des forces spéciales canadiennes aident et assistent les forces kurdes dans la lutte contre le groupe armé État islamique, après avoir procédé à une remise de médailles à plusieurs soldats canadiens.

La balle a touché le sol à moins de 61 centimètres (deux pieds) de l’officier qui accompagnait le major-général. Personne n’a toutefois été blessé lors de l’incident, mais le major-général a déclaré lui-même qu’en tant que commandant des Forces spéciales, il s’estimait tenu aux plus hauts « standards ».

Il a lui-même rapporté l’incident.

Une enquête a été conduite par le Service national des enquêtes des Forces canadiennes et un compte de négligence préjudiciable au bon ordre et à la discipline, conformément à l’article 129 de la Loi sur la défense nationale, a alors été préféré par le Directeur des poursuites militaires le 16 août, 2016.

Finalement, le juge, le lieutenant-colonel d’Auteuil, a été moins sévère envers le commandant des Forces spéciales que le major-général Rouleau ne l’était envers lui-même et a déclaré qu’une amende de 2 000 $ envoyait un message suffisamment fort sur la manipulation correcte des armes et était en ligne avec les peine prononcée dans nombre de cas similaires.

Le major-général Rouleau n’est pas le premier officier de haut rang à être poursuivi en cour martiale pour un tel incident. Le brigadier-général Daniel Ménard avait été condamné à une amende de 3 500 $ pour avoir tiré deux coups de feu à l’aérodrome de Kandahar, en Afghanistan, en 2010.

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