La famine «arme de guerre» du régime syrien, selon Washington

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À Madaya les parents trompent la faim des enfants par de la soupe aux épices. (Twitter/‏@SyriaCharity)
À Madaya en janvier 2016, les parents trompaient la faim de leurs enfants par de la soupe aux épices. (Twitter/‏@SyriaCharity)

Les États-Unis ont accusé vendredi le régime syrien d’utiliser « la famine comme une arme de guerre », ce qui est considéré comme un crime de guerre selon les conventions de Genève.

Récusant les affirmations du Kremlin selon lesquelles les bombardements sur Alep ont cessé, un haut responsable américain a affirmé à l’AFP que « le régime (syrien) avait rejeté les demandes de l’ONU de faire parvenir de l’aide humanitaire dans l’est d’Alep, utilisant la famine comme une arme de guerre ».

Les termes utilisés sont une référence directe à l’interdiction, posée par les conventions internationales de Genève sur le droit de la guerre, d’affamer les civils « comme une méthode de guerre ».

Un quart des habitants de cette ville du nord-ouest de la Syrie, qui en compte 1 million au total, sont assiégés et bombardés sans cesse depuis des mois par le régime syrien soutenu par la Russie.

Washington étudie la possibilité d’imposer des sanctions supplémentaires au régime de Bachar al-Assad et de saisir la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

Les responsables espèrent que la marginalisation de la Russie sur la scène internationale conduira le président russe Vladimir Poutine à se retirer du conflit.

La candidature de la Russie au Conseil des droits de l’homme de l’ONU a été rejetée vendredi par l’Assemblée générale des Nations unies.

« Nous prenons des mesures, y compris en faisant pression sur l’opinion », a indiqué à l’AFP un autre haut responsable du gouvernement Obama. « Nous regardons tout l’arsenal d’outils qui pourraient leur faire sentir le poids des critiques au niveau international ».

« Mais nous avons quelques indications sur le fait qu’ils ne veulent pas être considérés, les Russes en particulier, comme coupables de crimes de guerre », a-t-il ajouté

Le président russe n’a pas jugé vendredi « opportun actuellement de reprendre les frappes aériennes à Alep », comme l’a demandé l’état-major russe, qui veut reprendre ces raids face à l’offensive des rebelles lancée vendredi et après une pause de dix jours.

Mais, « malgré les affirmations de la Russie, les attaques par le régime et ses partisans continuent sur Alep », a affirmé ce responsable. « Nous continuons à regarder les actions de la Russie, pas ses paroles », a-t-il ajouté.

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