Le Pentagone minimise les déclarations de Duterte sur l’accord de défense USA/Philippines

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Rodrigo Duterte, président philippin, le 5 septembre 2016, à Hangzhou (Chine) et Davao (Philippines). (SAUL LOEB / AFP)
Rodrigo Duterte, président philippin, le 5 septembre 2016, à Hangzhou (Chine) et Davao (Philippines). (SAUL LOEB / AFP)

Le Pentagone a minimisé lundi le risque de voir les Philippines revenir sur l’accord de défense qui autorise notamment l’utilisation par les forces américaines de cinq bases de l’archipel, malgré les déclarations incendiaires du président philippin Rodrigo Duterte.

Celui-ci a multiplié les déclarations à l’encontre les Etats-Unis et a notamment menacé d’annuler l’accord de défense entré en vigueur quelques mois avant son élection.

Celui-ci prévoit notamment que les forces américaines peuvent utiliser cinq bases militaires philippines, alors que les Etats-Unis ont pris la tête des efforts pour contrecarrer les visées territoriales de Pékin en mer de Chine méridionale, qui baigne l’ouest de l’archipel philippin.

Les menaces du président philippin « ne se sont pas vraiment transformées en gestes tangibles », a déclaré lundi le capitaine de vaisseau Jeff Davis, un porte-parole du Pentagone.

L’alliance entre les Etats-Unis et les Philippines est « très solide et stable et sûre et en bonne voie », a-t-il dit, mentionnant notamment les exercices militaires conjoints et l’aide apportée par les Etats-Unis aux opérations antiterroristes de Manille dans le sud de l’archipel.

Le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter a rencontré vendredi à Hawaï son homologue philippin Delfin Lorenzana, à l’occasion d’une réunion des ministres de la Défense de l’association des pays d’Asie du sud-est.

Le chef du Pentagone a assuré avoir eu de « très bonnes » discussions avec son homologue.

Rodrigo Duterte, avocat populiste de 71 ans, connu pour son langage outrancier et insultant, a remporté la présidentielle en mai par un raz-de-marée à l’issue d’une campagne dominée par sa promesse d’éradiquer le trafic de drogue en liquidant des dizaines de milliers de personnes.

Depuis son investiture le 30 juin, plus de 3.300 personnes ont perdu la vie, l’immense majorité tuée par des civils encouragés par la rhétorique incendiaire du président les appelant à faire justice eux-mêmes.

M. Duterte a dû s’excuser dimanche auprès des Juifs après s’être assimilé à un Adolf Hitler qui éliminerait les drogués.

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