Le rééquilibrage américain vers l’Asie est là pour durer

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Le Secrétaire américain à la Défense Ash Carter prend la parole lors d'une réception officielle avant le forum sur la Défensede l'Association des Nations d'Asie du Sud à Hawaii, le 29 septembre 2016. Carter est en tournée pour mettre en évidence l'importance du rééquilibrage dans la région Asie-Pacifique. (Air Force Tech. Sgt. Brigitte N. Brantley/DoD)
Le Secrétaire américain à la Défense Ash Carter prend la parole lors d’une réception officielle avant le forum sur la Défensede l’Association des Nations d’Asie du Sud à Hawaii, le 29 septembre 2016. Carter est en tournée pour mettre en évidence l’importance du rééquilibrage dans la région Asie-Pacifique. (Air Force Tech. Sgt. Brigitte N. Brantley/DoD)

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a retrouvé vendredi à Hawaï ses homologues des pays d’Asie du Sud-Est, leur assurant notamment que Washington poursuivrait à l’avenir sa politique de rééquilibrage vers l’Asie amorcée par Barack Obama.

L’administration Obama avait fait du rééquilibrage vers l’Asie la priorité de sa politique étrangère, renforçant notamment ses alliances de défense et sa coopération militaire avec les pays de la région, sur fond de montée en puissance militaire de la Chine.

« Nous continuerons à faire émerger un réseau de sécurité Asie Pacifique, inclusif et basé sur des principes », a déclaré le secrétaire à la Défense américain au début de la réunion.

« Il y a encore beaucoup d’opportunités à saisir » en matière de coopération de défense, a déclaré de son côté un responsable américain sous couvert de l’anonymat.

« Et nous voulons être sûr que notre position dans la région est solide » avant de confier les rênes au prochain président américain en janvier, a expliqué ce haut responsable.

Dans son rééquilibrage vers l’Asie, Washington a pu capitaliser sur les inquiétudes provoquées dans la région par les visées territoriales de Pékin en mer de Chine méridionale.

De nombreux pays asiatiques, inquiets des prétentions de Pékin, ont resserré ces dernières années les relations militaires avec Washington.

Mais l’élection en mai d’un nouveau président aux Philippines, Rodrigo Duterte, est venu compliquer la donne.

Le nouveau président a traité Barack Obama de « fils de pute », et annoncé sa volonté de mettre fin aux exercices militaires conjoints entre les États-Unis et les Philippines.

« Ne prétendez pas être la conscience morale du monde », a-t-il dit à l’adresse de Washington.

Le ministre philippin de la Défense, Delfin Lorenzana, assiste à la réunion de Hawaï, et doit rencontrer en privé M. Carter, comme chacun des neuf autres ministres participants à la conférence.

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