Les Awacs de l’Otan pour la première fois en soutien de la coalition anti-EI

0

L’Otan a fait voler pour la première fois la semaine dernière ses avions de surveillance Awacs en soutien à la coalition internationale anti-État islamique (EI), a annoncé mardi à Bruxelles le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg.

Cet engagement s’effectue suite à la pression de Washington envers la coalition qui exigeait une aide concrète pour la lutte contre l’État-Islamique.

Les avions Awacs possèdent de puissants radars qui leurs permettent de surveiller l’espace aérien sur des centaines de kilomètres et peuvent aussi être utilisés comme postes de commandes pour coordonner des bombardements et d’autres opérations.

Ce nouvel appui en terme de surveillance aérienne avait été officiellement approuvé par les 28 pays membres de l’Otan lors du sommet de Varsovie en juillet dernier rapporte l’AFP.

Les 28 membres de l’Otan font partie de la coalition anti-EI mais quelque-uns ont été sceptique de s’impliquer dans le conflit en Syrie, rapporte le Dailymail. Ceci a limité l’espace de vol des avions, qui volaient seulement dans l’espace aérien international, ou au dessus de la Turquie, d’où ils pouvait avoir une vue sur la Syrie et l’Irak.

Ces avions font partie du peu d’avantages concret que l’Otan possède; la plupart de son matériel militaire appartenant aux états membres individuellement,

Le rôle que jouerons ces avions n’a pas été spécifié, mais le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, affirme qu’ils ne prendront pas part aux opérations de combat.

Cette décision fait partie d’une série de résolutions prises lors de ce sommet qui sont destinées à fortifier les capacités de dissuasion et de défense, ainsi que de développer une sphère de stabilité, a déclaré Jens Stoltenberg lors de la conférence de presse.

Dès le début 2017, l’Otan possèdera 4 bataillons multinational dans la partie orientale de l’alliance.

Ceci, explique Stoltenberg, représente « une dissuasion crédible, prévue pour prévenir un conflit et non pas le provoquer ».

Ces décisions font « preuves de l’engagement de l’Otan et de sa capacité a déployer des milliers de militaires pour porter appui à ses alliés », continue-t-il.

Lors d’une réunion prenant place demain, les nations qui mèneront les 4 bataillons, le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Unis et les États-Unis, prépareront leurs plans pour ces bataillons. Pour leur part, les autres alliés confirmerons leurs contributions à ces bataillons.

Des plans seront aussi mis en place pour renforcer la présence de l’Otan dans la région de la Mer Noire, ainsi que les infrastructures nécéssaire aux nations alliés pour permettre le déplacement rapide des forces de l’organisation en Europe.

La seconde session de cette réunion sera destinée à la projection de stabilité dans le voisinage de l’Otan car, « lorsque nos voisins sont plus stable, nous sommes plus en sécurité, » explique Stoltenberg.

L’Otan intensifie donc son combat contre l’Etat-Islamique (EI).

Stoltenberg rappelle que l’Otan a déjà formé des centaines d’officiers irakiens en Jordanie, dans des domaines tels que la médecine militaire, ou le désamorçage de dispositifs explosifs. Ce soutien se développera d’avantage au cours des prochains mois.

Ce jeudi, les membres de l’Otan rencontreront Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, afin d’approfondir la coopération entre l’Otan et l’Union Européenne (UE) dans des domaines comme la cybersécurité, la sécurité maritime et les exercices militaires.

L’Otan considèrera aussi un possible déploiement futur dans la mer d’Égée, et réexamineras son rôle dans le centre de la Méditerranée, qui pourrait alors permettre d’appuyer l’opération européenne Sophia.

Le succès de la coalition explique Stoltenberg, à été possible grâce à la capacité des membres de travailler ensemble, capacité qui s’est développer au cours de plusieurs décennies de missions et d’exercices de l’Otan.

Les commentaires sont fermés.