L’ONU prolonge son mécanisme d’enquête sur les armes chimiques en Syrie

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Le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé lundi de dix-huit jours le mandat d’une équipe d’enquêteurs chargés de déterminer la responsabilité d’attaques à l’arme chimique en Syrie.

Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le Conseil « décide de reconduire jusqu’au 18 novembre 2016 le mandat du Mécanisme d’enquête conjoint (Joint Investigative Mechanism ou JIM) et entend envisager de le prolonger encore avant qu’il ne vienne à expiration ».

Cette brève prolongation doit permettre aux 15 pays membres de s’accorder sur un nouveau mandat d’un an souhaité par Washington, Londres et Paris mais que Moscou refuse pour l’instant.

La Russie insiste pour que la commission d’enquête étende son travail « aux pays voisins » et se penche davantage sur les cas présumés d’utilisation de produits toxiques par des groupes extrémistes, a indiqué l’ambassadeur russe Vitali Tchourkine.

« L’ampleur du JIM ne peut pas être limitée à la Syrie et il doit viser les menaces chimiques par des acteurs non-étatiques », a-t-il déclaré.

Étendre le JIM à l’Irak ou la Turquie ne ferait que « le distraire de son mandat central, qui est en Syrie », a par contre estimé l’ambassadeur britannique Matthew Rycroft, ajoutant que « c’est la Syrie qui utilise des armes chimiques contre sa propre population ».

Le mandat du JIM, mis sur pied en août 2015, expirait ce lundi 31 octobre.

Au terme de plus d’un an de recherches, les enquêteurs avaient accusé le régime du président syrien Bachar al-Assad d’avoir mené trois attaques chimiques contre des localités du nord de la Syrie en 2014 et 2015.

Mais le JIM avait aussi accusé le groupe djihadiste Etat islamique d’avoir utilisé du gaz moutarde dans le nord de la Syrie, en août 2015.

La Russie avait d’emblée mis en doute les accusations du JIM contre Damas, les estimant « peu concluantes », et elle avait rejeté les demandes pressantes de Londres et de Paris d’imposer des sanctions à son allié syrien.

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