Washington veut isoler l’EI à Raqa parallèlement à la bataille de Mossoul

0
Des frappes de la coalition sur Raqa en 2014. (Photo d'illustration/Archives/Getty Images)
Des frappes de la coalition sur Raqa en 2014. (Photo d’illustration/Archives/Getty Images)

Le secrétaire d’État américain à la Défense Ashton Carter a plaidé dimanche pour une opération isolant le groupe État islamique (EI) dans son fief de Raqa en Syrie simultanément à l’offensive en cours contre Mossoul, dernier grand bastion de l’EI en Irak.

« Nous voulons voir une opération d’isolement (de l’EI) à Raqa dès que possible », a déclaré M. Carter lors d’une visite dans la région autonome du Kurdistan irakien.

« Nous travaillons avec nos partenaires là-bas (en Syrie) pour mettre en oeuvre » une telle opération, a précisé M. Carter. « Il y aura une certaine simultanéité dans les deux opérations », a-t-il insisté, en faisant allusion à l’offensive de Mossoul.

Les États-Unis sont à la tête d’une coalition internationale regroupant une soixantaine de pays pour lutter contre les djihadistes de l’EI en Irak et en Syrie. Cette coalition mène des frappes aériennes dans ces deux pays et entraîne des forces engagées dans les combats contre l’EI.

Si le groupe extrémiste perdait Mossoul en Irak, il ne contrôlerait plus que Raqa dans le nord de la Syrie comme grande ville.

Après avoir conquis de manière éclair de vastes territoires ne Irak et en Syrie en 2014, l’EI a perdu du terrain et de nombreuses grandes villes comme Fallouja et Ramadi en Irak.

Selon M. Carter, l’idée d’une simultanéité entre des opérations à Mossoul et à Raqa « fait partie de nos plans depuis un bon moment ».

Pour Mossoul, elle est menée en collaboration avec l’armée irakienne et les troupes de la région autonome kurde du nord du pays.

En Syrie, déterminer quelles forces au sol pourraient mener une telle opération risque en revanche d’être un casse-tête. Washington a jusque là soutenu des forces kurdes et des groupes rebelles face à l’EI. Mais le régime du président syrien Bachar al-Assad, soutenu par la Russie et décrié par Washington, revendique aussi un rôle dans la lutte contre les djihadistes.

Les commentaires sont fermés.