Yémen: les États-Unis et l’ONU demandent un cessez-le-feu imminent

0
Des soldats yéménites sur un blindé après la prise d'Azzane, un important bastion d'Al-Qaïda, dans la province de Chabwa dans le sud du Yémen, le 8 mai 2014 (AFP)
Des soldats yéménites sur un blindé dans la province de Chabwa dans le sud du Yémen, le 8 mai 2014 (Archives/AFP)

Les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’ONU ont demandé dimanche au gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi et aux rebelles chiites d’établir un cessez-le-feu imminent au Yémen, dans une guerre ayant fait près de 6900 morts.

«Le temps est venu d’établir un cessez-le-feu sans condition et ensuite de venir à la table des négociations», a souligné le secrétaire d’État américain John Kerry à Londres à l’issue d’une réunion consacrée au conflit.

L’envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a participé à la rencontre aux côtés de M. Kerry ainsi que des ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni, d’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis.

John Kerry a souligné que Ismaïl Ould Cheikh Ahmed et Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique, ont appelé à ce que le cessez-le-feu entre en vigueur «aussi rapidement que possible, c’est-à-dire lundi ou mardi».

«Nous ne pouvons insister trop aujourd’hui sur l’urgence d’en finir avec la violence au Yémen», a ajouté le secrétaire d’État américain.

La guerre au Yémen oppose depuis mars 2015 le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition militaire arabo-sunnite sous commandement saoudien, à des rebelles chiites Houthis pro-iraniens, alliés à des forces fidèles à l’ex-chef d’État Ali Abdallah Saleh.

Le conflit a fait près 6900 morts, selon l’ONU.

Les rebelles contrôlent la capitale Sanaa et des régions du Nord – leur berceau historique -, de l’Ouest et du Centre. Les forces pro-Hadi ont reconquis des zones du Sud, mais peinent à progresser en dépit d’une campagne aérienne intensive de la coalition arabe, qui a fait de nombreuses victimes collatérales.

Le 8 octobre, un raid aérien de cette coalition menée par Ryad a fait, selon l’ONU, 140 morts et 525 blessés lors d’une cérémonie funéraire à Sanaa, un carnage qui a marqué une nouvelle escalade impliquant les Américains, alliés des Saoudiens.

Les commentaires sont fermés.