Appel d’offres et Super-Hornet pour le remplacement des CF-18 (VIDÉO)

0

Lors d’une conférence de presse réunissant les ministres de la Défense nationale, des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il lancerait, dans son mandat actuel, un appel d’offres ouvert et transparent pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18.

En outre, le Canada «explorera immédiatement» la possibilité d’acquérir 18 avions de chasse Super Hornet pour compléter la flotte de CF-18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée. Le gouvernement entamera des discussions avec le gouvernement des États-Unis et Boeing pour l’approvisionnement potentiel, et le soutien en service, des 18 chasseurs Super Hornet qui seront utilisés provisoirement pour augmenter la flotte actuelle jusqu’à la transition vers un remplacement permanent. Avant d’aller de l’avant, le gouvernement se réserve le droit de décider si les États-Unis et Boeing sont capables de fournir la flotte provisoire à un coût, dans un délai, à un niveau de capacité et à une valeur économique acceptables pour le Canada.

«L’objectif est de fournir à nos femmes et à nos hommes en uniforme l’équipement dont ils ont besoin pour faire leur travail et protéger les Canadiens le plus efficacement possible, tout en maximisant les retombées économiques pour la classe moyenne et ceux qui redoublent d’efforts pour en faire partie», a déclaré Judy Foote, ministre de Services publics et Approvisionnement Canada.

Essentielle pour le partenariat avec le plus important allié du Canada, les États-Unis, une flotte moderne de chasseurs est également essentielle pour défendre le Canada et la souveraineté du Canada.

La flotte actuelle du Canada a plus de 30 ans et seuls 77 CF-18 sur 138 sont encore en service. L’Aviation royale canadienne doit donc composer avec un écart de capacité.

Conformément à l’engagement du Canada pris dans le cadre du NORAD et de l’OTAN, le pays à l’obligation de maintenir un certain nombre de chasseurs prêts à l’action en tout temps. Or, le nombre de chasseurs prêts à l’emploi ne permet pas de respecter à la fois nos obligations à l’égard du NORAD et de l’OTAN.

Harjit Sajjan, ministre de la Défense, estime que «la flotte provisoire est la solution la plus efficace pour garantir que le Canada reste un allié crédible et fiable».

«Face à un environnement de sécurité global de plus en plus contesté, où l’agilité militaire, l’avancement technologique, la flexibilité et la résilience sont essentiels, l’Aviation Royale Canadienne pourra atténuer les risques, tout d’abord grâce à la mise en place d’une flotte intérimaire, puis au moyen d’une flotte permanente. Ainsi, les Forces armées canadiennes disposeront d’un avantage opérationnel dans le domaine aérospatial qui leur permettront de défendre le Canada, de contribuer à l’OTAN, à une coalition ou à une mission de paix éventuelle», a déclaré pour sa part le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la Défense.

Durant l’été 2016, le gouvernement a consulté l’industrie et les gouvernements des pays alliés et partenaires afin d’obtenir de l’information à jour sur le calendrier, les capacités actuelles, les coûts et les retombées économiques associés au chasseur potentiel.

Le Canada continuera de participer au Programme de l’avion de combat interarmées au moins jusqu’à l’attribution d’un contrat pour la future flotte permanente. Cela permettra au Canada de maximiser les avantages du partenariat, y compris maintenir l’accès aux retombées industrielles du F-35, et lui procure l’option d’acquérir le chasseur dans le cadre du programme, si le F-35 devait remporter l’appel d’offres pour la future flotte permanente.

Le remplacement des CF-18 est une occasion en or pour l’industrie aérospatiale et l’industrie de la défense qui ne se présente qu’une fois par génération. Le gouvernement maximisera les retombées économiques pour créer des emplois pour la classe moyenne et soutenir l’innovation au Canada.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». En Afghanistan, en Haïti, en Europe de l'est, dans l'Arctique, aux États-Unis, ou un peu partout au Canada, il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action.

Les commentaires sont fermés.