Colombie: début lundi de la vérification du cessez-le-feu avec les Farc

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L'écusson d'un Farc près de Montealagre, en Colombie (Archives/Luis Robayo/AFP)
L’écusson d’un Farc près de Montealagre, en Colombie (Archives/Luis Robayo/AFP)

La mission de vérification du cessez-le-feu bilatéral avec les Farc en Colombie débutera lundi, a annoncé vendredi l’ONU qui fait partie de ce mécanisme tripartite mis en place malgré le rejet par référendum de l’accord de paix avec cette guérilla.

« Nous allons commencé le 7 novembre à surveiller et vérifier dans les régions » le respect du cessez-le-feu et de la fin des hostilités bilatéral et définitif en vigueur depuis le 29 août, a déclaré Javier Perez Aquino, chef des observateurs internationaux de la mission de l’ONU en Colombie, lors d’une conférence de presse.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a apporté son soutien lundi aux recommandations du secrétaire général Ban Ki-moon sur le déploiement de 400 observateurs, après la prolongation par le président Juan Manuel Santos du cessez-le-feu jusqu’au 31 décembre, dans l’attente d’un nouvel accord avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

La mission des « Nations unies restera en Colombie le temps nécessaire et selon la volonté des Colombiens », a ajouté M. Perez Aquino.

Elle effectuera des visites ponctuelles dans les 26 zones où se regroupent les guérilleros des Farc dans l’attente de l’issue des négociations qui ont repris avec les Farc, afin de définir leurs conditions de désarmement et de retour à la vie civile.

Après son rejet lors du référendum du 2 octobre, l’accord visant à mettre fin à 52 ans de confrontation armée avec les Farc, principale guérilla de Colombie, ne peut être appliqué.

Selon les deux parties, aucune violation du cessez-le-feu n’est à déplorer.

Un nouveau protocole a toutefois été défini pour la mission de l’ONU, sensée à l’origine contrôler le désarmement, et qui s’est consacrée jusqu’ici à faire de la formation et à préparer la vérification du cessez-le-feu.

La mission compte actuellement 152 observateurs internationaux, répartis entre Bogota et huit sites à travers le pays, sur les 400 prévus, le reste devant être déployés d’ici janvier, a précisé M. Perez Aquino.

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