De plus en plus présent en Afrique, le Canada fait la promotion de la paix et de la stabilité au Nigéria

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Le ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion, avec le vice-président du Nigéria, Yemi Osinbajo, à Abuja le 7 novembre 2016. (Twitter/                   ‏@MinCanadaAE)
Le ministre canadien des Affaires étrangères Stéphane Dion, avec le vice-président du Nigéria, Yemi Osinbajo, à Abuja le 7 novembre 2016. (Twitter/@MinCanadaAE)

De plus en plus présent en Afrique, le Canada fait la promotion de la paix et de la stabilité au Nigéria: le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a visité cette semaine Abuja, au Nigéria, pour renforcer les relations entre le Canada et le Nigéria, le pays le plus peuplé de l’Afrique et l’économie la plus importante de ce continent.

Cette visite, la première du ministre Dion en Afrique subsaharienne, visait à souligner l’engagement du Canada en faveur de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de l’état de droit, alors que le Canada semble de plus en plus disposé s’engager auprès des gouvernements africains.

« Le Canada est résolu à promouvoir la paix et la stabilité, à lutter contre le terrorisme et le crime organisé, à s’attaquer aux facteurs de conflits et à répondre aux besoins des populations aux prises avec des conflits. Les contributions pour les efforts de paix et de stabilisation aideront à répondre à ces besoins en Afrique. », a déclaré le ministre Dion lors de sa visite.

Il a souligné l’importance de la paix et de la stabilité lors de ses rencontres avec le vice-président du Nigéria, Oluyemi Osinbajo, et le ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Geoffrey Onyeama, et il a discuté de l’importance des droits de la personne avec des membres de la société civile.

Le ministre Dion a aussi coprésidé, avec le ministre Onyeama, la réunion de la Commission binationale Canada-Nigéria, où il a été question des enjeux régionaux et mondiaux auxquels fait face l’Afrique, notamment la sécurité et la lutte contre le terrorisme, le développement et la gouvernance, l’immigration ainsi que le commerce et les investissements.

Le chef de la diplomatie canadienne se rendra ensuite au Kenya, puis en Éthiopie où l’avait précédé son collègue de la Défense au mois d’août.

Le Canada est intervenu activement en réponse aux besoins humanitaires actuels au nord-est du Nigéria et a versé 8 millions de dollars à la Croix-Rouge, à d’autres organisations non gouvernementales (ONG) partenaires et à des organismes de l’ONU pour pallier les besoins urgents des populations touchées par le conflit depuis le début de l’année, rappelait le ministère canadien des Affaires étrangères dans le communiqué qui annonçait cette visite.

Les fonds seront utilisés pour offrir une aide alimentaire d’urgence, des traitements de la malnutrition sévère, des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, des abris et des articles d’urgence non alimentaire ainsi que des services de protection, particulièrement pour les femmes et les filles ayant fait l’objet de violence sexuelle et sexospécifique.

Plus de 7 millions de personnes ont actuellement besoin d’une telle aide à la suite de l’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du pays.

Le mois dernier, Stéphane Dion, qui coprésidait à Paris à la conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement, avait aussi annoncé que le Canada accueillera à son tour une rencontre internationale sur les opérations de paix en milieu francophone à l’automne 2017.

Par ailleurs, son collègue de la Défense, Harjit Sajjan, s’est rendu pour sa part cette semaine au Mali et au Sénégal au moment où le Canada se prépare à un déploiement prochain de Casques bleus. Outre le Mali et du Sénégal, la République centrafricaine, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo sont aussi sur la liste des pays africains où des contingents canadiens pourraient se déployer.

Afrique francophone, anglophone, le Canada, de plus en plus semble prêt à s,engager sur ce continenbt dont le ministre Sajjan disait encore récemment qu’il avait été trop longtemps négligé.

Il y va de la sécurité de notre monde…

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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