Etats-Unis: l’éviction du patron de la NSA demandée en octobre

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L'éditeur et rédacteur en chef de 45eNord.ca rencontre le directeur de la National Security Agency (NSA) et du US Cyber Command, l'amiral Mike Rogers.
L’éditeur et rédacteur en chef de 45eNord.ca, Nicolas Laffont, discute avec le directeur de la National Security Agency (NSA) et du US Cyber Command, l’amiral Mike Rogers, le 19 février 2015.

Le chef du Pentagone et le patron des renseignements américains ont demandé en octobre la tête de Michael Rogers, le chef de l’Agence nationale de sécurité (NSA), celui-là même que le président élu Donald Trump envisagerait de nommer en tant que nouveau chef des renseignements, selon la presse américaine.

« Cette demande, faite auprès de la Maison Blanche le mois dernier (NDLR: en octobre), émanait du secrétaire à la Défense Ashton Carter et du directeur des renseignements James Clapper », a affirmé samedi le Washington Post, en citant plusieurs responsables familiers de ce dossier.

« M. Obama envisage de démettre l’Amiral Michael Rogers de ses fonctions à la tête de la NSA et du US Cybercommand (NDLR: l’unité chargée de la guerre informatique au sein du Pentagone) après que plusieurs hauts responsables ont émis des critiques à son encontre au sujet de la vitesse à laquelle il aurait réagi pour combattre le groupe Etat islamique, et au sujet des fuites répétés de plusieurs informations hautement confidentielles », a précisé de son côté le New York Times, samedi également, sans citer le nom de ses sources.

Selon le Washington Post, la destitution de M. Rogers aurait finalement été reportée en raison du retard pris par la réforme des chaînes de commandement au sein de la NSA et du US Cybercommand, réforme demandée par MM. Clapper et Carter.

Si M. Rogers était nommé directeur des renseignements américains, à la suite de M. Clapper, qui arrive en fin de mandat, il se retrouverait à la tête des 17 agences de renseignement américaines.

Selon le Washington Post, le rendez-vous de M. Rogers jeudi avec le président élu Donald Trump, à ses bureaux de New York, « sans avoir averti ses supérieurs au préalable », était « une démarche apparemment sans précédent pour un militaire de haut rang » et a « causé la consternation au plus haut niveau de l’administration ».

Le Pentagone a refusé de commenter ces allégations.

De son côté, le président de la commission des renseignements à la chambre des Représentants, le Républicain Devin Nunes, a déclaré avoir envoyé un courrier à MM. Carter et Clapper pour leur demander de venir témoigner devant la commission au sujet de cette supposée demande concernant M. Rogers.

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