Israël/Golan: l’armée dit avoir tué «4 combattants liés à l’EI»

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Combats sur le plateau du Golan syrien. (Archives/IDF)
Combats sur le plateau du Golan syrien. (Archives/IDF)

L’armée israélienne a affirmé dimanche avoir tué quatre membres d’un groupe lié à l’organisation djihadiste État islamique (EI) qui avaient attaqué ses hommes dans la partie occupée par Israël du Golan syrien, où les violences de la guerre civile débordent régulièrement.

Les soldats israéliens ont essuyé des tirs d’armes automatiques et d’obus de mortier de ces hommes, des membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée Peter Lerner. Aucun des soldats n’a été blessé.

Ils ont répliqué par des tirs et l’aviation israélienne a ensuite visé et tué les quatre hommes, a ajouté le lieutenant-colonel Lerner.

« C’est la première fois qu’il y a une attaque directe contre les activités israéliennes du côté israélien de la frontière », a affirmé à la presse le général de réserve Nitzan Nuriel.

M. Nuriel a assuré qu’Israël menait une politique d’action préventive qu’il utilise périodiquement dans la « zone grise » – terme désignant « les poches entre la clôture de sécurité le long de la frontière et la ligne de démarcation officielle entre nous et notre voisins ».

L’ancien directeur du Bureau israélien du contre-terrorisme a déclaré que derrière l’attaque djihadiste se cachait « une décision locale » qui ne provient pas d’un échelon supérieur et ne marque pas une nouvelle politique d’attaque de l’EI contre les forces israéliennes.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué les soldats qui ont « repoussé avec succès une tentative d’attaque au point de convergence des trois frontières » libanaise, syrienne et israélienne.

« Nos forces sont prêtes à la frontière nord et nous ne laisserons pas des éléments de l’EI ou d’autres éléments hostiles utiliser le prétexte de la guerre en Syrie pour s’établir à nos frontières », a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau.

Israël, officiellement toujours en état de guerre avec la Syrie, affirme rester à l’écart du conflit qui fait rage chez son voisin. L’État hébreu y mène toutefois des opérations ponctuelles contre l’un de ses grands ennemis, le Hezbollah libanais, engagé dans le conflit aux côtés du président syrien Bachar al-Assad.

La partie occupée par Israël du plateau du Golan est toutefois régulièrement atteinte par des projectiles venus de Syrie et généralement considérés comme des tirs perdus, auxquels Israël a répondu à plusieurs reprises récemment.

Israël a annexé en 1981 la partie du Golan (1.200 km2) qu’il occupait depuis 1967 et la guerre des Six Jours. Cette annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours le territoire comme syrien. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

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