La Police militaire demande l’aide du public dans une affaire d’agression sexuelle contre un enfant

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Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes enquête sur toutes les infractions importantes ou sensibles menées contre la propriété, les personnes ou le Département de la défense nationale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes enquête sur toutes les infractions importantes ou sensibles menées contre la propriété, les personnes ou le Département de la défense nationale. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Le Service national des enquêtes des Forces canadiennes (SNEFC), qui mène une enquête sur des allégations d’agressions sexuelles impliquant un enfant de moins de 12 ans au moment des événements qui se seraient déroulés à la Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton entre 1978 et 1980, demande aujourd’hui l’aide du public dans ce dossier extrêmement délicat et important.

L’enquête porte sur un adolescent non militaire ne faisant pas partie de la famille qui aurait agressé sexuellement un enfant alors qu’il le gardait dans un logement militaire de la base (qui portait alors le nom de Base des Forces canadiennes Edmonton et antérieurement Station de l’ARC Namao).

Une enquête initiale sur les agressions signalées a été achevée en 2011, mais toutes les preuves disponibles à cette époque n’étaient pas suffisantes pour justifier le dépôt d’accusations. L’affaire a cependant été rouverte en septembre 2015 lorsque la victime a présenté de nouvelles informations, a expliqué aujourd’hui à 45eNord.ca le Lieutenant de vaisseau Blake Patterson, du bureau du Grand Prévôt des Forces canadiennes et Groupe de la Police militaire des Forces canadiennes.

Puisque l’infraction signalée dans cette affaire a eu lieu entre 1978 et 1980, il se pourrait très bien que les personnes ayant des informations relatives à l’affaire aient déménagé depuis les événements et qu’elles ne vivent plus dans la zone où les agressions ont eu lieu.

Le SNEFC travaille dans cette affaire avec Crime Stoppers (Échec au crime) un organisme communautaire sans but lucratif qui unit les efforts de la police, des médias et de la communauté dans la lutte contre la criminalité, et fait un appel pressant au public partout au Canada pour des informations qui pourraient faire progresser l’enquête.

« Nous prenons toutes les allégations d’agression sexuelle au sérieux et nous menons nos enquêtes de manière délibérée et complète afin de trouver les faits, d’analyser les preuves, et s’il y a lieu, de déposer les accusations. En faisant cet appel au public par l’entremise d’Échec au crime, nous encourageons toutes les personnes qui ont de l’information sur ces allégations d’agressions à se manifester », a déclaré le lieutenant-colonel Francis Bolduc, commandant du SNEFC.

C’est l’Équipe d’intervention en cas d’infraction sexuelle du SNEFC qui est responsable de l’enquête pour ce dossier. L’Équipe d’intervention en cas d’infraction sexuelle est une équipe d’enquête spécialisée qui se concentre sur les enquêtes relatives aux infractions criminelles à caractère sexuel.

Si vous avez de l’information sur ces allégations, demande le SNEFC, contactez Échec au crime au 1-800-222-8477 ou www.canadiancrimestoppers.org ou téléphonez à l’Équipe d’intervention en cas d’infraction sexuelle, du Service national des enquêtes des Forces canadiennes au 1-844-489-0569

Le succès de cet appel à témoins lancé aujourd’hui avec si peu de détails près de quarante ans après les événements pourrait sembler un peu illusoire, mais, comme il s’agit d’une personne mineure au moment des événements et d’une enquête en cours, aucun autre détail ne sera publié pour le moment, a prévenu le SNEFC. « Bien que l’aide du public soit demandée, des détails plus précis sur l’affaire ne peuvent pas être révélés pour s’assurer que le processus d’enquête n’est pas compromis », explique son porte-parole, le lieutenant de vaisseau Patterson.

Toutefois, les détails déjà révélés (qu’il s’agissait d’un adolescent non militaire ne faisant pas partie de la famille qui aurait agressé sexuellement un enfant alors qu’il le gardait entre 1978 et 1980 dans un logement militaire), devraient permettre d’obtenir la collaboration du public dont ont besoin les enquêteurs pour que cette enquête aboutisse enfin.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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