Le 34e Groupe-brigade du Canada tient son GPE 3 à la base Valcartier (PHOTOS/VIDÉO)

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La fin de semaine passée, c’était le troisième GPE de l’année pour le 34e Groupe-brigade du Canada, cet entraînement progressif qui culminera en février, et qui a pour but de préparer les réservistes à être déployés en cas de besoin aux côtés des forces régulières.

Vendredi 25 au soir, le 34e Groupe-brigade du Canada a donc commencé son troisième groupe principal d’entraînement (GPE) de l’année. C’est sous la neige que les réservistes qui se sont portés volontaires en cette fin de semaine pour participer à cet exercice se sont retrouvés.

L’objectif de ce GPE consiste à avoir deux compagnies qui effectuent des exercices d’opérations offensives et défensives.

Ces compagnies comptent environ «120 réservistes chacune et ont pour rôle de simuler des opérations de combats l’une contre l’autre», a expliqué à 45eNord.ca le capitaine Simon Turcotte-Plamondon, chef des opérations du groupe bataillon territorial Montréal du 34 GBC. Son rôle étant de s’assurer du bon fonctionnement des opérations, de coordonner les activités sur le terrain, et de répondre aux demandes et aux besoins des unités.

Chacune des unités de la région de Montréal sont représentées, et sont subdivisées dans différents groupes créés spécifiquement pour cet exercice.

Suite à un briefing dans le poste de commande, le lieutenant-colonel Alain Cohen et le capitaine Simon Turcotte-Plamondon se sont rendu sur le terrain avec un convoi de véhicules PCTAC, pour assister la compagnie B, une sous-unité du bataillon des fusiliers du Mont-Royal, lors de leur exercice d’infanterie en milieu urbain et les «appuyer dans leur bataille en leur transmettant des ordres», précise ainsi le lieutenant-colonel Cohen, commandant des fusiliers du Mont Royal ainsi que du Groupe-bataillon territorial de Montréal, que 45eNord.ca a pu rencontrer. Cette patrouille de reconnaissance a établi une position défensive, et c’est avec ces informations que dans la nuit de samedi, aux alentours de 3h00, les réservistes de cette sous-unité ont subi une série d’attaques délibérées effectuées par un autre groupe.

Il n’y a pas tellement de «pauses» au cours de ces deux jours d’exercice, sauf lors de la préparation au combat. «Le tempo est élevé» explique le lieutenant-colonel Cohen, qui travaille en tant que consultant stratégique pour l’entreprise McKinsey & Company dans sa vie civile: «ce que l’on fait me passionne, c’est un plaisir d’être là», confie-t-il.

Selon le lieutenant-colonel, un des défis lié à ce GPE serait un manque au sein des postes. Il serait ainsi difficile de former des adjudants dans la réserve, mais selon lui, on «est mieux que l’on était il y a trois ans». D’après lui, le plus grand défi pour le 34e Groupe-brigade est la «suffisance d’équipement, on en manque». Plus particulièrement, ce qui se rapporte à la communication, comme «la déficience assez sérieuse de radios, mais qui reste gérable». En effet, «comme en démontre un des exercices effectué lors de ce GPE, même avec cette déficience on est capable d’opérer». Le lieutenant-colonel note tout de même qu’il y a «du chemin à faire».

Un des progrès que le lieutenant-colonel Cohen a pu observer est l’interaction avec la force régulière, qui va mieux d’après lui: «C’était un défi auparavant, mais c’est surtout l’Afghanistan qui a permis ce rapprochement entre la force de réserve et la force régulière.«C’est en outre lors des missions en Afghanistan que la force régulière a eu besoin d’un grand nombre de soldats de la réserve. Cela leur a permis entre autre de s’apercevoir de l’importance de cette force et a apporté un respect nouveau pour les réservistes au sein de la culture militaire».

Lors du GPE 3, le lieutenant-colonel Cohen a lancé un «processus de planification opérationnel» pour une autre opération à grande échelle aéromobile qui aura lieu lors du dernier GPE en milieu civil à Shawinigan, et qui sera un exercice conjoint avec les forces régulières. Il y aura en outre un appui aérien. Pendant que l’état major peaufine son plan, les opérations du GPE 3 se déroulent convenablement et seront les dernières avant le GPE 4, final, de février 2017.

Jeune diplômée de l’Université de Colombie-Britannique en Histoire et Relations Internationales, Thalia est intéressé par les conflits internationaux, la sécurité nationale, et spécifiquement les stratégies liées à l’antiterrorisme.

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