Le porte-avions russe Amiral Kouznetsov maintenant au large des côtes syriennes

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Photo diffusée par l'Armée norvégienne montrant le porte-avions russe Amiral Kouznetsov au large de l'île norvégienne d'Andoya, le 17 octobre 2016. (forsvaret/AFP/ Forsvaret)
Photo diffusée par l’Armée norvégienne montrant le porte-avions russe Amiral Kouznetsov au large de l’île norvégienne d’Andoya, le 17 octobre 2016. (forsvaret/AFP/ Forsvaret)

Le porte-avions russe Amiral Kouznetsov qui doit renforcer le dispositif militaire russe en Syrie se trouve actuellement au large des côtes syriennes, a annoncé samedi son commandant, Sergueï Artamonov.

« Les navires du groupe du porte-avions russe sont arrivés dans la zone désignée (…) dans l’est de la Méditerranée. Ils sont en train de remplir ensemble leurs tâches, en naviguant dans les eaux à l’ouest de la côte syrienne », a déclaré Sergueï Artamonov à la chaîne de télévision publique russe Rossia 1.

Les avions embarqués sur l’Amiral Kouznetsov effectuent des vols d’entraînement « quasi quotidiennement », a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient sur fond de tensions accrues entre la Russie et l’Occident sur le règlement de la crise en Syrie, où un conflit armé entre les rebelles et les forces du président Bachar al-Assad a fait plus de 300.000 morts depuis 2011.

La Russie, qui procède depuis un peu plus d’un an à des frappes aériennes en soutien aux troupes de Bachar al-Assad, avait annoncé à la mi-octobre que son unique porte-avions en service, l’Amiral Kouznetsov, et son escorte se dirigeaient vers la Syrie, avec des avions et des hélicoptères de combat, pour renforcer la présence militaire russe dans cette zone.

Le déploiement de ce porte-avions ainsi que du croiseur Piotr Veliki, du destroyer Amiral Koulakov et de navires antisous-marins permettra de « répondre à toute nouvelle forme de menace contemporaine, comme la piraterie et le terrorisme international », avait alors expliqué l’armée russe.

Habituellement basé à Severomorsk, dans la mer de Barents, l’Amiral Kouznetsov a à son bord des chasseurs SU-33, MiG-29KR et MiG29-KUBR, ainsi que des hélicoptères Ka-52K.

La Russie dispose par ailleurs d’une base aérienne à Hmeïmim, dans le fief alaouite de Bachar al-Assad, près de Lattaquié, d’où elle a procédé à des milliers de raids aériens depuis le début de son intervention le 30 septembre 2015, ainsi que d’installations portuaires militaires à Tartous.

Le 18 octobre, la Russie a cependant interrompu ses frappes aériennes sur Alep, l’ancienne capitale économique de la Syrie, divisée depuis 2012 entre ses quartiers ouest tenus par le régime et ses quartiers est contrôlés par les rebelles, et dévastée par des bombardements.

La Russie a également instauré plusieurs trêves humanitaires à Alep ces dernières semaines afin de permettre l’évacuation de civils et de blessés, le retrait des combattants et l’acheminement de l’aide humanitaire.

Mais l’évacuation a échoué, les passages humanitaires établis par l’armée russe à ces fins étant restés quasiment déserts, notamment en raison des « tirs permanents des combattants », selon le ministère russe de la Défense.

Samedi, le ministère a exigé des garanties de l’ONU, « principale condition » posée à l’instauration d’une éventuelle nouvelle trêve humanitaire.

« Le ministère de la Défense sera prêt à examiner la mise en place de nouvelles +pauses humanitaires+ dès que les représentants de la mission humanitaire de l’ONU en Syrie auront officiellement confirmé qu’ils sont prêts et qu’il est possible de livrer de l’aide humanitaire à Alep et d’en évacuer les blessés et les civils malades », a-t-il souligné dans un communiqué.

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