L’Égypte dément toute «présence militaire» en Syrie

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Photo fournie par la présidence egyptienne du chef d'État Abdel Fattah al-Sissi, le 4 juillet 2015 s'adressant aux soldats lors d'une visite dans le Sinaï. (Mohamed Abdelmoaty/présidence égyptienne/AFP)
Photo fournie par la présidence egyptienne du chef d’État Abdel Fattah al-Sissi, le 4 juillet 2015 s’adressant aux soldats lors d’une visite dans le Sinaï. (Archives/Mohamed Abdelmoaty/présidence égyptienne/AFP)

L’Égypte a démenti dimanche des informations de la presse concernant une « présence militaire » en Syrie, quelques jours après le soutien exprimé par le président Abdel Fattah al-Sissi à l’armée de Damas.

Le quotidien libanais As-Safir avait notamment affirmé dans son édition du jeudi qu’une unité de 18 pilotes de l’armée égyptienne se trouvait sur une base militaire de Hama, dans le centre de la Syrie, sans toutefois être en mesure de dire s’ils participaient aux combats.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a démenti dimanche les informations « de certains journaux arabes concernant une présence militaire égyptienne sur le territoire syrien », selon un communiqué.

« Ces allégations n’existent que dans l’imagination de ceux qui les véhiculent », précise le texte.

La semaine dernière, le président Sissi avait exprimé son soutien à l’armée syrienne, dans un entretien diffusé par la télévision publique portugaise RTP, une position en contradiction avec ses alliés du Golfe comme l’Arabie saoudite.

Interrogé sur la possibilité de voir l’Égypte jouer un rôle de maintien de la paix en Syrie sous mandat de l’ONU, M. Sissi avait répondu: « notre priorité est de soutenir les armées nationales, par exemple en Libye pour renforcer le contrôle de l’armée sur le territoire et traiter les éléments extrémistes. Même chose en Syrie et en Irak ».

Plusieurs puissances du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, soutiennent les groupes rebelles luttant en Syrie contre le président syrien Bachar al-Assad.

Les relations entre l’Arabie saoudite et l’Égypte se sont refroidies ces derniers mois, Le Caire ayant notamment soutenu en octobre à l’ONU une résolution russe sur la Syrie farouchement décriée par Ryad.

Deux semaines plus tard, le plus haut responsable des services de sécurité syriens, le général Ali Mamlouk, effectuait une visite surprise au Caire, la première rendue publique à l’étranger depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Au Yémen, l’armée égyptienne participe depuis 2015 à la coalition lancée par l’Arabie saoudite pour lutter contre les rebelles Houthis, et s’est même engagée à mettre des troupes à disposition pour une intervention au sol si nécessaire.

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