Les aéronefs militaires à la rescousse de la Garde côtière à l’arrivée de l’hiver

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Des techniciens SAR sautent d’un hélicoptère CH-146 Griffon dans le lac Preissac pour porter secours à une personne en détresse, pendant l’exercice SAREX 2012 (Photo: FC)
Des techniciens SAR sautent d’un hélicoptère CH-146 Griffon dans le lac Preissac pour porter secours à une personne en détresse, pendant l’exercice SAREX 2012 (Photo: FC)

Pendant la saison hivernale, les aéronefs du ministère de la Défense nationale, les brise-glace de la Garde côtière et, au besoin, tout autre navire occasionnel, devront remplacer les navires de sauvetage de la Garde côtière canadienne (GCC) immobilisés par l’hiver.

Les activités des bases saisonnières de la GCC commencent en avril, avant la haute saison de navigation, et se terminent en décembre.

La Garde côtière canadienne (GCC) procédera maintenant à la fermeture annuelle de ses bases saisonnières de recherche et sauvetage de Québec, Tadoussac, Kegaska, Rivière-au-Renard et Havre-Saint-Pierre vers le 1er décembre 2016.

La base de Cap-aux-Meules fermera quant à elle le 30 décembre 2016.

Les six bases saisonnières de recherche et sauvetage de la Garde côtière canadienne qui fermeront entre décembre 2014 et avril 2015. (45eNord.ca/Google Maps)
Les six bases saisonnières de recherche et sauvetage de la Garde côtière canadienne qui fermeront entre décembre 2014 et avril 2015. (45eNord.ca/Google Maps)

Les bases saisonnières de la GCC sont localisées à des endroits stratégiques de façon à pouvoir porter secours aux navigateurs le plus rapidement possible afin de minimiser les pertes de vie, les risques de blessures, de réduire le nombre et la gravité des incidents maritimes et les risques pour l’environnement.

Les Forces armées canadiennes ont la responsabilité principale de la recherche et du sauvetage aéronautiques (recherche d’aéronefs écrasés) tandis que la Garde côtière canadienne (GCC) se charge des missions de recherche et de sauvetage maritimes.

Mais, dès l’arrivée de l’hiver, les navires de sauvetage de la Garde côtière canadienne ne peuvent plus être utilisés dans les conditions de navigation qui prévalent dans le golfe et le fleuve Saint-Laurent, comme les embruns verglaçants et la glace.

Les brise-glace de la GCC et les aéronefs de l’Aviation royale canadienne doivent alors prendre la relève.

La recherche et sauvetage est l’une des capacités fondamentales de l’Aviation royale canadienne. Cette dernière est responsable de l’exécution de la mission de recherche et sauvetage aéronautique au moyen d’une combinaison d’aéronefs et de personnel hautement qualifié.

Les escadrons de recherche et de sauvetage sont situés à des points stratégiques d’un bout à l’autre du pays, en fonction de la distribution historique des appels de détresse, de façon à répondre le plus efficacement possible au plus grand nombre d’incidents éventuels.

Les hélicoptères CH-149 Cormorant et CH-146 Griffon sont les principaux aéronefs à voilure tournante utilisés pour les interventions de recherche et sauvetage. Ils offrent un excellent temps de réponse et une puissante capacité de vol stationnaire et de hissage; de plus, du personnel hautement qualifié en recherche et sauvetage est affecté à ces appareils.

Les aéronefs de recherche et sauvetage à voilure fixe, comme le CC-115 Buffalo et le CC-130 Hercules, sont également dotés de personnel de recherche et sauvetage et d’équipements spécialisés, comme des trousses de survie aérolargables comprenant des radeaux de sauvetage et des abris.

Les Forces armées canadiennes ne font pas que sauvegarder notre souveraineté et contribuer au maintien de la paix dans le monde, elle aident aussi à sauver des vie ici, au Canada, non seulement lors de catastrophes exceptionnelles, mais aussi en suppléant aux forces civiles, comme ici, grâce à l’équipement dont elles disposent.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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