Les États-Unis ne se détourneront pas de l’Asie, affirme le commandant du U.S. Pacific Command

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L'amiral Harry Harris, chef des forces américaines dans la zone Asie/Pacifique. (You Tube)
L’amiral Harry Harris, chef des forces américaines dans la zone Asie/Pacifique. (You Tube)

Les États-Unis ne se détourneront pas de l’Asie dans les années à venir, a estimé mardi un haut responsable militaire américain, alors que l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche inquiète les alliés de Washington dans la région.

Le futur président américain, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier, a défendu pendant sa campagne une ligne plutôt isolationniste, même si elle était assez floue.

Il avait notamment irrité le Japon en l’appelant à payer davantage pour l’entretien des forces américaines stationnées sur son territoire, et avait même suggéré que Tokyo devienne une puissance nucléaire pour ne plus se reposer sur les Etats-Unis pour sa défense.

« Il serait inapproprié pour moi de spéculer sur la politique de la prochaine administration (…) mais je n’ai aucun doute que nous maintiendrons notre engagement inébranlable envers les pays » d’Asie, a déclaré l’amiral Harry Harris, chef des forces américaines dans la zone Asie/Pacifique.

« Je veux calmer les inquiétudes de nos partenaires et de nos adversaires potentiels: la région Asie/Pacifique est aussi importante aujourd’hui (pour les États-Unis) qu’elle ne l’a jamais été », a indiqué l’amiral.

Les Etats-Unis restent le « partenaire de choix » en matière de sécurité des pays asiatiques et ils « le resteront encore longtemps », a-t-il assuré.

Depuis l’élection de Donald Trump le 8 novembre, plusieurs responsables américains –à commencer par le président Barack Obama lui-même– se sont employés à rassurer les alliés des Etats-Unis sur la permanence des alliances nouées.

Les capitales en sauront davantage sur la politique étrangère et de défense du président Trump quand ses principaux responsables –secrétaire d’Etat et chef du Pentagone notamment– auront été désignés.

L’ancien maire de New York Rudy Giuliani, homme à poigne et indéfectible soutien de Donald Trump, est pressenti pour diriger la diplomatie américaine.

Les pronostics sont moins clairs pour le Pentagone. Le sénateur de l’Alabama Jeff Sessions, fervent supporter de M. Trump pendant toute la campagne, est souvent cité mais les noms de Stephen Hadley, un ancien conseiller à la sécurité nationale de George W. Bush, du général Michael Flynn, ancien patron du renseignement militaire, ou de Jon Kyl, ancien sénateur de l’Arizona, circulent également.

Le Pentagone a indiqué mardi qu’il était prêt à accueillir l’équipe de transition de M. Trump, mais que celle-ci n’avait pas encore pris contact.


L’Amiral Harry Harris, commandant du U.S. Pacific Command (PACOM)) au « Leadership Briefing » de Defense One le 15 novembre 2016.

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