Les hélicoptères américains Apache dans la bataille de Mossoul

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L'hélicoptère Apache est un hélicoptère d'attaque tous temps développé pendant la guerre froide afin de stopper les colonnes de chars d'assaut du pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l'usine Boeing de Mesa dans l'Arizona. (Sgt. Daniel Johnson/U.S. Army)
L’hélicoptère Apache est un hélicoptère d’attaque tous temps développé pendant la guerre froide afin de stopper les colonnes de chars d’assaut du pacte de Varsovie en cas de conflit en Europe. Tous les appareils sont produits dans l’usine Boeing de Mesa dans l’Arizona. (Sgt. Daniel Johnson/U.S. Army)

Les États-Unis font intervenir leurs hélicoptères d’attaque Apache dans la bataille de Mossoul, lancée par les forces irakiennes pour reprendre au groupe État islamique la deuxième ville du pays, a indiqué le Pentagone.

Les hélicoptères américains ont notamment été utilisés à Mossoul pour détruire les véhicules bourrés d’explosifs que des kamikazes djihadistes lancent contre les forces irakiennes, a indiqué lundi le porte-parole du Pentagone, Peter Cook.

Les hélicoptères Apache sont cependant relativement peu nombreux en Irak (aux alentours d’une dizaine), selon les indications que laisse filtrer le Pentagone.

Avant Mossoul, ils avaient déjà été utilisés très occasionnellement dans des opérations de combat face aux djihadistes, notamment en juin dans la vallée du Tigre.

Leur emploi témoigne du niveau de risque croissant que l’administration Obama a dû accepter en Irak pour venir à bout du groupe État islamique.

Ces hélicoptères volent à plus basse altitude et plus lentement que les avions de chasse ou les bombardiers et sont par conséquent beaucoup plus vulnérables au feu ennemi, augmentant le risque de pertes humaines.

À Mossoul, les Apache ont été utilisés «avec des résultats notables», a précisé Peter Cook.

«Nous prévoyons que cet outil flexible et précis continuera d’appuyer la progression des forces irakiennes, dans ce qui s’annonce être une dure bataille», a-t-il ajouté.

Le président Barack Obama, qui s’était opposé en 2003 à la guerre d’Irak lancée par son prédécesseur George W. Bush, a exclu que des soldats américains se battent au sol contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie.

Mais face aux difficultés que rencontre l’armée irakienne face aux djihadistes, il a accepté des aménagements à ce principe, amenant des forces terrestres américaines à s’approcher des combats.

Des forces spéciales américaines sont ainsi habilitées à mener des raids pour capturer ou tuer des responsables de l’EI.

Les conseillers militaires américains peuvent aussi désormais s’approcher plus près de la ligne de front.

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