Point culminant de toute une année d’entraînement, le 35 GBC tenait son GPE 3 à Valcartier (PHOTOS/VIDÉO)

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Point culminant de toute une année d’entraînement, les réservistes du 35e Groupe Brigade du Canada ont effectué un exercice majeur servant à valider leurs compétences dans les secteurs d’entrainement de la Base de Valcartier cette fin de semaine du 18 au 20 novembre.

Ce sont 500 réservistes qui prenaient part cette année à ces manœuvres sous la supervision du Groupe-bataillon territorial du 35e Groupe-brigade du Canada, une autre centaine étant en formation individuelle. L’exercice GPE3, avait pour but de valider l’ensemble de l’entraînement collectif effectué par les unités de la brigade tout au long de l’automne et l’atteinte de 50 normes individuelles, dont 20 communes à tous les participants.

« Le but du GPE était de consolider l’effort au niveau du PC (poste de commandement) du GBT (Groupe bataillon territorial) et être capable en même temps et de planifier l’entraînement subséquent, la prochaine offensive qu’on allait lancer », de nous expliquer l’un des responsables de ce GPE, le major Grégoire, responsable du PC.

« C’est un entraînement qui est progressif qu’on fait au niveau des différentes unités. », nous explique pour sa part son collègue le major Lamontagne, le responsable du bon déroulement du GPE cette année. »Et on culmine cette fin de semaine avec un entraînement interarmes où tous les métiers militaires simulent qu’on est en déploiement ».

Il est notamment très important pour des métiers comme le soutien ou renseignement d’avoir un environnement interarmes pour avoir une qualité d’entraînement.

Dans ce cas-ci, les militaires étaient dans le pays (fictif bien sûr) appelé « Atropia » avec pour mission de mener des opérations offensives de peloton ou de troupes.

Les fantassins des diverses unités, supportés par tous les autres métiers, génie, médical, etc ont effectué une longue avancée de plusieurs kilomètres à travers les bois et différents obstacles. Les préparatifs ont débuté vendredi et l’avance s’est terminée par une attaque « at first light », aux petites heures dimanche matin.

C’était un double effort pour les organisateurs car l’exercice se voulait à la fois entraîner les militaires de différentes constituantes dans des scénarios de terrain en plus d’exercer la capacité de commandement à planifier des opérations de plus haut niveau.

Les deux activités étaient intégrées au sein du poste de commandement principal dans lequel on pouvait observer la coordination des opérations en cours sur le terrain en même temps que la préparation des plans et décisions pour les actions des prochains jours (simulés).

Le défi recrutement et renouvellement

C’est aussi toujours un défi de regrouper les différentes unités, des gens qui viennent de partout, Sherbrooke, Rimouski, du Saguenay. « C’est toujours un défi de coordination de regrouper tous ces gens qui œuvrent dans la Réserve à temps partiel », de nous expliquer le major Lamontagne. « Mais, en fin de semaine, lorsque les gens sont ici, on réussit à faire un entraînement de qualité au niveau où on est rendu dans notre progression après un nombre limité de jour ».

Ce genre d’exercice met aussi en lumière le défi recrutement et renouvellement et la difficulté de maintenir, aussi, le ratio « chefs-troupes ».

En fin de semaine, de souligner le major, « On avait une centaine de nos fantassins qui étaient sur un ‘cours d’armes’ qui est préalable à une formation de chef qui va commencer après Noël ».

Il a en effet été décidé de faire cette année un grand effort au niveau de la ‘regénération’ des chefs avec l’objectif d’augmenter cette année le nombre de chefs dans chacune des unités.

Prêts pour l’aventure

Après tous ses efforts, les réservistes qui voudront se porter volontaires seront aussi capables de se joindre à la Régulière en vue de missions spécifiques.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, des réservistes, qui fournissent de 10 à 20% des effectifs des missions, se sont entraînés avec la Force régulière à Gagetown alors que d’autres sont en mission en Pologne.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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