Poutine et Erdogan s’entretiennent de la mort de soldats turcs en Syrie

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Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (AFP/BULENT KILIC)
Une colonne de chars turcs se dirige vers la frontière syrienne, le 25 août 2016 près de Karkamis. (AFP/BULENT KILIC)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine se sont entretenus vendredi de la mort de quatre soldats turcs en Syrie, tués la veille dans un bombardement imputé par Ankara au régime syrien, que soutient Moscou.

Lors d’un entretien téléphonique, les deux dirigeants ont « échangé des points de vue et des informations au sujet de l’attaque qui a visé des militaires turcs dans la région d’Al-Bab (nord de la Syrie), ont indiqué des responsables de la présidence turque.

Pour la première fois depuis le déclenchement par Ankara d’une opération militaire dans le nord de la Syrie en août, l’état-major turc a mis en cause le régime syrien dans la mort de quatre de ses soldats dans un bombardement.

Un an jour pour jour avant cet incident, l’armée turque avait abattu un bombardier russe au-dessus de la frontière turco-syrienne, provoquant une grave crise diplomatique entre Ankara et Moscou.

Leurs relations se sont depuis réchauffées, mais la Turquie et la Russie restent toutefois opposées sur la Syrie, où Ankara appuie les rebelles qui tentent de chasser Bachar al-Assad, qui est de son côté soutenu par Moscou.

L’offensive turque lancée dans le nord de la Syrie, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », vise à repousser les djihadistes de l’organisation État islamique (EI) et les milices kurdes vers le sud.

Un autre militaire turc a été tué et sept ont été blessés en Syrie vendredi dans des attaques de l’EI, ont rapporté les médias.

Le président Erdogan a dit à M. Poutine sa « détermination à lutter contre le terrorisme » et souligné son attachement à l' »intégrité territoriale de la Syrie », selon les responsables turcs.

Depuis le lancement de son opération en Syrie, la Turquie a permis aux rebelles de reprendre plus de villes à l’EI, dont Jarablous et Dabiq.

Les combattants syriens appuyés par Ankara assiègent en ce moment la ville d’Al-Bab et le gouvernement turc a indiqué que son prochain objectif était la localité de Minbej, aux mains de milices kurdes soutenues par Washington.

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