Russie « agressive »: le Kremlin dénonce des accusations « infondées » du MI5

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«La perte d'aujourd'hui est un coup de poignard dans le dos qui nous a été porté par les complices des terroristes», a déclaré M. Poutine au début de ses entretiens avec le roi de Jordanie Abdallah II. (Service de presse du Kremlin)
Le président russe Vladimir Poutine. (Archives/Service de presse du Kremlin)

Le Kremlin a dénoncé mardi des accusations « infondées » du chef du service de renseignement britannique MI5, Andrew Parker, qui avait qualifié « de plus en plus agressives » les méthodes employées par la Russie dans le monde.

« Nous allons considérer ces déclarations comme des accusations gratuites et infondées (…) jusqu’à ce que quelqu’un montre une preuve quelconque », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

M. Parker avait accusé lundi la Russie, dans une interview au Guardian, de s’appuyer « sur toute sa gamme d’organes étatiques et toute sa puissance pour faire avancer sa politique étrangère de façon de plus en plus agressive », y compris par « la propagande, l’espionnage, la subversion et les cyber-attaques ».

« Ces propos ne correspondent pas à la réalité », a assuré pour sa part M. Peskov.

« La Russie utilise en effet toutes les possibilités (…), mais toutes les possibilités prévues par le droit international — pour faire avancer ses intérêts et les défendre à l’étranger », a-t-il souligné.

Les déclarations d’Andrew Parker sont survenues une dizaine de jours après qu’une flotte navale russe de huit navires, en route pour les côtes syriennes, a fait l’objet de surveillance en mer du Nord de la part d’une frégate britannique.

Le ministre britannique de la Défense Michael Fallon avait alors jugé que le déploiement naval russe avait « clairement pour objectif de tester » les capacités britanniques et celles du reste de l’Otan.

Le conflit en Syrie, qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011, cristallise les tensions entre la Russie, principale alliée du régime de Damas, et les Occidentaux.

De l’autre côté de l’Atlantique, Washington a récemment accusé la Russie d’avoir orchestré de vastes piratages informatiques pour influencer la campagne présidentielle américaine. Le président russe Vladimir Poutine a rejeté ces allégations.

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