Le capitaine Thomas McQueen tué dans l’écrasement de son CF-18, près de Cold Lake

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Un CF-18 en vol au-dessus de l'Irak, le 30 octobre 2014. (U.S. Air Force/Staff Sgt. Perry Aston)
Un CF-18 en vol au-dessus de l’Irak, le 30 octobre 2014. (Archives/U.S. Air Force/Staff Sgt. Perry Aston)

Un avion de chasse CF-18 à habitacle monoplace de la 4e Escadre Cold Lake s’est écrasé vers 11h09, heure normale des Rocheuses, au polygone de tir aérien de Cold Lake, en Saskatchewan, à proximité du Polygone d’évaluation de Primrose Lake, causant la mort de son pilote.

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Le capitaine Thomas McQueen.
Le capitaine Thomas McQueen.

Mise à jour du 29 novembre 2016, à 11h30:

Les Forces armées canadiennes viennent de publier le nom du malheureux pilote décédé dans l’écrasement. Il s’agit du capitaine Thomas McQueen, de Hamilton, en Ontario. Il s’était déployé en Europe de l’est dans le cadre de l’Opération REASSURANCE et au Moyen-Orient dans le cadre de l’Opération IMPACT.

«Nous avons perdu un membre de la famille de l’ARC et ça fait mal. […] Thomas, tu nous manqueras», écrit le lieutenant-général Mike Hood, commandant de l’Aviation royale canadienne.

Le ministre de la Défense nationale Harjit Sajjan estime que «c’est vraiment un triste temps pour le Canada».

Le chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance écrit: «Chaque jour, des membres des Forces armées canadiennes se préparent en vue d’assumer la responsabilité de protéger leurs concitoyens, une tâche nécessitant une instruction à la fois rigoureuse et exigeante. Malheureusement, cette instruction a coûté la vie à l’un des nôtres».

Même son de cloche du côté du Premier ministre Justin Trudeau pour qui «cet accident nous rappelle douloureusement les dangers auxquels s’exposent tous les jours les membres des Forces armées canadiennes pour assurer la sûreté et la sécurité de nos citoyens. Leur courage, leur bravoure et leurs sacrifices incarnent ce qui caractérise l’identité canadienne».

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Les services d’urgence de la 4e Escadre, y compris le 417e Escadron de soutien au combat, se sont tout de suite mis en route pour sécuriser la zone de l’accident, a écrit le capitaine Mat Strong dans un courriel, où il déclarait aussi qu’«Il est beaucoup trop tôt pour déterminer la cause de cet incident».

Le commandant de l’Aviation royale canadienne, le lieutenant-général Michaël Hood, a pour sa part déclaré peu après, depuis Ottawa où il comparaissait devant un comité du Sénat quand il a appris la nouvelle, que le pilote appartenant au 401e Escadron d’appui tactique était décédé.

Une enquête menée par la Direction de la sécurité des vols devra déterminer les causes de l’écrasement de l’avion et du décès du capitaine McQueen.

Le dernier accident d’un CF-18 avant aujourd’hui s’était produit en novembre 2010, également dans les environs de Cold Lake, l’une des deux bases aériennes hébergeant des CF-18 avec Bagotville, au Québec, quand le capitaine Darren Blakie s’était éjecté de son CF-18 Hornet quelques secondes avant de s’écraser à environ 13 km au nord-est de Cold Lake. Il s’en était alors tiré avec des blessures mineures.

Le 22 novembre, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il lancerait, dans son mandat actuel, un appel d’offres pour remplacer la flotte existante de chasseurs CF-18 et qu’il «explorera immédiatement» la possibilité d’acquérir 18 avions de chasse Super Hornet pour compléter la flotte de CF-18 jusqu’à ce que la flotte de remplacement permanente soit livrée.

Conformément à l’engagement du Canada pris dans le cadre du NORAD et de l’OTAN, le pays à l’obligation de maintenir un certain nombre de chasseurs prêts à l’action en tout temps. Or, le nombre de chasseurs CF-18 prêts à l’emploi ne permettrait pas de respecter à la fois nos obligations à l’égard du NORAD et de l’OTAN.

La flotte actuelle du Canada a plus de 30 ans et seuls 77 CF-18, maintenant 76 sur 138, sont encore en service. Le CF-18 reste sûr et pourrait voler jusqu’en 2025 et même au-delà, disait récemment le lieutenant-général Hood, mais l’Aviation royale canadienne doit tout de même composer avec un écart de capacité.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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