Attention, l’EI pourrait dorénavant utiliser des voitures piégées dans ses attaques terroristes en Occident

À Tartous, une cinquantaine de personnes ont péri dans une attaque à la voiture piégée qui a explosé dans une station de bus suivie de deux attentats suicide au même endroit. (SYRIAN ARAB NEWS AGENCY VIA AFP)
Temps de lecture estimé : 2 minutes
À Tartous, une cinquantaine de personnes ont péri dans une attaque à la voiture piégée qui a explosé dans une station de bus suivie de deux attentats suicide au même endroit. (SYRIAN ARAB NEWS AGENCY VIA AFP)
À Tartous,en mai 2016, une cinquantaine de personnes ont péri dans une attaque à la voiture piégée qui a explosé dans une station de bus suivie de deux attentats suicide au même endroit. L’EI pourrait dorénavant utiliser des voitures piégées dans ses attaques terroristes en Occident, craint Europol. (Archives »SYRIAN ARAB NEWS AGENCY VIA AFP)

Les réseaux terroristes tels que le groupe État islamique (EI) changent de modes opératoires pour atteindre leurs cibles en Europe et ils pourraient avoir recours à des voitures piégées, a averti Europol vendredi.

«L’utilisation d’engins artisanaux, d’explosifs militaires ou achetés dans le commerce dans des voitures piégées », comme cela a été fait en Syrie ou en Irak, « n’a pas encore été employée par le groupe EI en Europe », selon un rapport publié à La Haye.

Mais « étant donné que les modes opératoires utilisés au Moyen-Orient ont tendance à être copiés par les terroristes en Europe… il est tout à fait concevable que le groupe EI les utilise à un moment », selon la même source.

Jusqu’à présent, aucune voiture piégée n’a été utilisée sur le continent européen, mais Europol rappelle que le groupe responsable des attaques à Paris et Bruxelles l’avait envisagé avant de changer de plans face à l’intervention de la police.

En septembre à Paris, une voiture chargée de bonbonnes de gaz avait été découverte à proximité de Notre-Dame. Le commando de trois femmes de 19, 23 et 39 ans à l’origine de cette tentative d’attentat, téléguidé de Syrie par Daech, avait été arrêté dans la banlieue parisienne.

Dans son rapport, l’Office européen de police souligne que des experts antiterroristes s’inquiètent également de voir la Libye devenir, après la Syrie, « une nouvelle base arrière pour le groupe EI à partir de laquelle il mènerait des attaques au sein de l’Union européenne et en Afrique du Nord ».

En 2015, les forces de sécurité européennes ont arrêté 667 personnes suspectées d’activités jihadistes, selon le même rapport.