La chargée d’affaires canadienne en Irak rencontre le «ministre des Affaires étrangères» du Kurdistan irakien

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La chargée d'affaires du Canada en Irak Crystal Procyshen rencontre le ministre des Affaires étrangères du Kurdistan irakien Falah Mustafa à Ebil le 1er décembre 2016. (DFR Kurdistan)
La chargée d’affaires du Canada en Irak Crystal Procyshen rencontre le ministre des Affaires étrangères du Kurdistan irakien Falah Mustafa à Ebil le 1er décembre 2016. (DFR Kurdistan)

Le ministre des Affaires étrangères de la Région autonome kurde d’Irak, Falah Mustafa, a reçu aujourd’hui une délégation conjointe du Royaume-Uni et du Canada dirigée par Mme Crystal Procyshen, chargée d’affaires du Canada en Iraq, pour discuter des questions relatives aux femmes et aux conflits.

Mme Procyshen a déclaré, rapporte le ministère kurde des Affaires étrangères, que cette visite était une mission d’enquête qui devrait permettre de mieux comprendre la situation des femmes et leurs besoins dans des régions spécifiques de la région du Kurdistan. Le ministre Mustafa a salué pour sa part l’initiative et a déclaré que « le gouvernement régional du Kurdistan croit que l’égalité entre les sexes et l’autonomisation et la protection des femmes sont essentiels à nos objectifs communs de prospérité, de stabilité et de paix et qu’investir dans les femmes est essentiel pour construire un avenir plus prospère pour nos gens. »

Le ministre Mustafa a aussi rencontré aujourd’hui le militants des droits humains de Tronto Ardeshir Zarezadeh avec qui il a discuté du sort des personnes déplacées.

Canada-Kurdistan irakien: une amitié faite pour durer

Le Canada et le gouvernement autonome du Kurdistan semblent entretenir de particulièrement bonnes relations.

Le Canada a formé dans le cadre de l’Opération IMPACT, la contribution canadienne à la lutte contre l’EI, plus de 2 000 combattants kurdes qui sont maintenant en pointe de l’offensive contre les djihadistes à Mossoul.

Maintenant que les forces kurdes sont carrément passées à l’offensive, les militaires canadiens près de la ligne de feu qui conseillent et assistent les peshmergas ne peuvent se contenter de répliquer et doivent parfois tirer les premiers lorsqu’ils anticipaient l’approche d’une menace, confirmaient il y a peu des responsables militaires.

Les militaires canadiens qui assistent les forces kurdes ont aussi détruit ce mois-ci des véhicules piégés lors d’attaques suicide des djihadistes. La destruction de véhicules piégés ennemis est non seulement une démonstration éloquente des dangers de la mission, mais des dangers partagés par les Kurdes et leur mentors canadiens.

De plus, les Forces armées canadiens dirigent dans la capitale du Kurdistan irakien, Erbil, une équipe multinationale de cliniciens qui consolident les capacités de la coalition en matière de soins de santé disponibles dans la région.

Le démarrage de l’installation médicale de rôle 2 à Erbil sous la responsabilité des Forces armées canadiennes en soutien à l’opération IMPACT avait toutefois été retardée parce que Bagdad retenait là aussi une partie du matériel qui lui était destiné.

La rencontre d’aujourd’hui va au delà de la guerre à l’EI.

Lors de la rencontre d’aujourd’hui, le ministre des Affaires étrangères kurdes et ses visiteurs ont discuté de la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la recommandation des examens périodiques universels afin de promouvoir davantage les questions relatives aux femmes dans la région.

La résolution 1325 souligne l’importance d’une pleine participation active des femmes, dans des conditions d’égalité, à la prévention et au règlement des conflits ainsi qu’à l’édification et au maintien de la paix. Elle appelle les États Membres à faire en sorte que les femmes participent pleinement, sur un pied d’égalité avec les hommes, à tous les efforts visant à maintenir la paix et à favoriser la paix et la sécurité et invite instamment tous les acteurs à accroître la participation des femmes et à prendre en compte la parité des sexes dans tous les domaines de la consolidation de la paix.

Rapprochés par le combat qu’ils ont mené contre les djihadistes et unis par des valeurs que ne partagent pas forcément tous les autres intervenants dans cette région du monde, il serait étonnant après la défaite de l’EI que les Kurdes et les Canadiens fassent marche arrière dans les relations qui se sont forgées dans le combat contre les djihadistes où les peshmergas se sont révélés nos meilleurs alliés.

Erreur dans le compte des combattants kurdes tués

Par ailleurs, quelque 1.600 combattants kurdes (peshmergas) ont été tués dans la lutte menée contre le groupe État islamique (EI) en Irak depuis juin 2014 et non pas dans la seule bataille de Mossoul, ont corrigé jeudi les responsables kurdes.

Halgord Hekmat, porte-parole du ministère en charge de ces forces dans la région autonome du Kurdistan irakien, avait initialement affirmé que ce bilan s’appliquait à l’offensive lancée le 17 octobre sur le bastion djihadiste de Mossoul, avant de corriger ses propos. Le secrétaire général du ministère, Jabar Yawar, a confirmé que ce bilan s’appliquait aux combats contre l’EI depuis deux ans et demi.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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