Le NCSM Vancouver de retour au pays après six mois en mer

Le NCSM Vancouver arrive à Singapour le 11 octobre dans le cadre de l’exercice WESTPLOY 16 (Forces armées canadiennes)
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Le NCSM Vancouver arrive à Singapour le 11 octobre dans le cadre de l’exercice WESTPLOY 16 (Forces armées canadiennes)
Le NCSM Vancouver de retour au pays le 14 décembre 2016 après six mois en mer. (Forces armées canadiennes)

Le NCSM Vancouver est de retour à la base des Forces canadiennes Esquimalt aujourd’hui après avoir passé six mois en mer dans le cadre d’un déploiement couronné de succès.

Depuis son départ de la BFC Esquimalt en juin dernier, le NCSM Vancouver a mené plusieurs opérations dans le Pacifique. En effet, le navire de guerre a participé à une série d’exercices, notamment RIMPAC et KAKADU, en plus de se rendre dans plusieurs pays de l’Asie-Pacifique pour approfondir les relations entre les marines partenaires et favoriser la paix et la sécurité dans la région dans le cadre de l’édition 2016 de l’opération WESTPLOY.

Le 14 novembre dernier, quand l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande a été secouée par un séisme d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter, le NCSM Vancouver a joué un rôle clé dans le soutien des opérations de secours à Kaikoura, en aidant à réparer les infrastructures endommagées et à transporter des fournitures d’urgence avec l’hélicoptère Sea King embarqué sur le Vancouver.

« Bon retour aux membres de l’équipage du NCSM Vancouver! Pendant les six mois que vous avez passés en mer, vous avez su démontrer pourquoi les marins de la Marine royale canadienne sont aussi estimés partout dans le monde. Non seulement vous avez atteint l’excellence durant les exercices, vous avez aussi fait preuve d’une remarquable humanité en aidant le peuple néo-zélandais à traverser des moments difficiles. Je suis fier de vous! », a déclaré le général Jonathan Vance, chef d’état-major de la Défense,

« Je suis vraiment fier d’accueillir le NCSM Vancouver, de retour à son port d’attache d’Esquimalt après six mois très productifs en mer. Le déploiement du Vancouver est un parfait exemple de l’efficacité de mener des exercices à l’étranger tout en maintenant la capacité et la flexibilité nécessaires pour être en mesure d’intervenir à la demande de nos alliés. Grâce à son engagement dans la région et à l’aide qu’il a apportée aux Néo-Zélandais affectés par le séisme, le NCSM Vancouver a été un excellent ambassadeur pour la Marine royale canadienne. », a pour sa part déclaré le contre-amiral Art McDonald, commandant des Forces maritimes du Pacifique.

En bref

L’édition 2016 de l’exercice WESTPLOY a été une excellente occasion pour la Marine royale canadienne d’entretenir et d’approfondir les relations de coopérations qui sont cruciales pour assurer la protection des couloirs de navigation et la sécurité sur les océans.

L’exercice RIMPAC, qui s’est déroulé du 30 juin au 4 août dans les îles d’Hawaï et les environs, ainsi que dans le sud de la Californie, est le plus vaste exercice maritime international au monde. Cette année, RIMPAC sollicité la participation de 26 pays et de plus de 40 navires et sous-marins, 200 aéronefs et 25 000 militaires.

L’exercice KAKADU, qui a eu lieu du 12 au 24 septembre 2016, est un exercice biennal interarmées organisé par la marine royale australienne et appuyé par l’aviation royale australienne. Il a sollicité la participation de 20 pays, soit l’Australie, le Brunei, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, Fidji, la France, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Timor-Leste, les Tonga, et le Vietnam.

La Marine royale canadienne « anticipe les situations » en envoyant des navires de guerre et des sous-marins à l’étranger à des fins d’entraînement et d’essais. Ces navires, déjà en mer, disposent du personnel, des outils, des compétences et de la souplesse nécessaires pour intervenir rapidement lorsqu’ils sont appelés à soutenir les priorités militaires du Canada dans la région et à fournir des options au gouvernement en matière de sécurité et de défense. Les capacités du navire peuvent être améliorées sur place au besoin afin de s’acquitter de tâches spécialisées.

La Marine royale camnadienne est l’un des outils les plus souples pour la politique étrangère et diplomatique du gouvernement du Canada. Elle effectue toute une gamme de missions, allant des opérations d’aide humanitaire et de secours aux sinistrés aux opérations de dissuasion, en passant par les opérations de combat et de lutte contre le terrorisme. Elle compte 13 000 militaires à temps plein et à temps partiel ainsi que 3 700 employés civils en poste à l’échelle du Canada et en déploiement partout dans le monde.

Le NCSM Vancouver a aussi été déployé plus tôt cette année dans le cadre de l’édition 2016 de l’exercice SOUTHPLOY, une importante mission stratégique menée en Amérique centrale et en Amérique du Sud en vue d’approfondir les liens du Canada avec plusieurs pays, notamment le Chili, le Mexique et le Pérou, en plus de participer à une série d’exercices de conduite de la guerre avec des pays alliés. Dans le cadre de ce déploiement, le NCSM Vancouver s’est inscrit dans l’histoire en devenant la première frégate canadienne modernisée à tester avec succès des missiles surface-surface pour atteindre un objectif à terre.

La Marine royale canadienne demeure très active sur la scène mondiale en menant des opérations de sécurité maritime, comme l’interception de cargaisons de narcotiques dans les Caraïbes et la conduite de patrouilles de lutte contre le terrorisme dans la mer d’Oman. Les opérations CARIBBE, REASSURANCE et ARTEMIS sont des exemples de la manière dont nous protégeons les intérêts du Canada sur la scène internationale.